Le 8 octobre 2005, vers 8 h 30 (3 h 50 GMT), un violent séisme de magnitude 7,6 secoue le Pakistan notamment le Cachemire où les victimes se comptent par dizaines de milliers. D’autres répliques, dont certaines atteignent la magnitude 6, se font sentir les 24 heures suivant les premières secousses, aggravant encore les dégâts.

 

Un bilan très lourd

D’après les chiffres publiés par le gouvernement pakistanais, le séisme a fait 73.331 morts et 69.392 blessés. Se trouvant à la croisée de deux plaques tectoniques, le Cachemire pakistanais reste la zone la plus touchée avec plus de 40.000 morts et au moins 500 morts du côté indien. Des villes entières sont rayées de la carte et plus de la moitié des infrastructures sont détruites. Dans les premiers jours suivant la catastrophe, les secours peinent à atteindre les zones rurales où les voies d’accès sont abîmées ou bloquées par des débris. En tout, les dégâts sont estimés à 5 milliards de dollars.

 

Une vague de solidarité

La communauté internationale se mobilise pour venir en aide aux victimes, en réponse à l’appel lancé par le général Musharraf, porte-parole du gouvernement. L’Union européenne, la France, les États-Unis, le Japon, la Chine, le Royaume-Uni, la Russie et la Suisse participent ainsi aux missions de sauvetage des victimes de ce que le président américain de l’époque, George W. Bush, décrit comme une « horrible tragédie ». Pour atteindre la population rurale, l’ONU organise l’une des missions héliportées les plus importantes depuis sa création.

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