Le 6 octobre 2012 marque le décès de Chadli Bendjedid, troisième chef d’Etat algérien (1979-1992). Il est le premier président qui instaure le multipartisme en Algérie.

 

« Le père de la démocratie »

Chadli Bendjedid voit le jour à Bouteldja le 14 avril 1929.  Dès le début de la lutte pour l’indépendance, il rejoint le maquis constantinois et combat aux côtés du FLN jusqu’en 1962. Après l’indépendance, il devient commandant et rejoint le conseil de la révolution.

En 1978, après le décès de Boumediene, Bendjedid remporte l’élection nationale et devient en janvier 1979, le troisième président de l’Algérie.  Suite aux manifestations qui secouent de nombreuses villes d’Algérie en octobre 1988, il décide d’entreprendre de grands changements : il instaure le multipartisme par voie référendaire et renonce au poste de Président du FLN. Mais la rivalité qui l’oppose au FIS le contraint à démissionner le 11 janvier 1992.

 

Des obsèques nationales

Depuis plusieurs années, Bendjedid souffre d’un cancer du rein. Affaibli, il est hospitalisé dans un établissement parisien en janvier 2012. Neuf mois plus tard, il est de nouveau admis à l’hôpital militaire Aïn Naâdja situé à Alger où il succombe finalement le 6 octobre 2012.

Afin de lui rendre hommage, les autorités algériennes décrètent huit jours de deuil national. La dépouille de l’ancien président est d’abord placée au Palais du peuple où les algériens et de nombreuses personnalités politiques viennent se recueillir. On note la présence du président Abdelaziz Bouteflika, les membres du gouvernement ainsi que des hauts gradés de l’armée.

Le lundi 8 octobre, le cortège funéraire prend la direction du cimetière d’El Alia. Le cercueil recouvert par le drapeau national est tiré par un véhicule blindé de l’armée. Escorté par des motards, il emprunte des chemins chargés d’histoire : rue Didouche Mourad, boulevard Amirouche ou encore l’avenue de l’ALN. Le corps de Chadli Bendjedid est inhumé l’après-midi dans le carré des Martyrs sous les salves de la Garde républicaine. Durant la cérémonie, on aperçoit aux côtés du président Abdelaziz Bouteflika : Abbas Zaki, membre du comité central du Fatah, le fils de l’Emir du Qatar le Cheikh Joaane Ben Hamad Al Thani, le ministre tunisien des Affaires étrangères Rafik Abdesslam et le ministre marocain des Affaires étrangères Saad Eddine El Otmani.

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