Considéré comme l’un des pères fondateurs du nationalisme tunisien, Abdelaziz Thâalbi, le fondateur du Destour, décède le 1er octobre 1944.

 

Ses débuts dans la politique

Après avoir reçu une éducation traditionnelle et suivi des études à Tunis, Abdelaziz Thâalbi fonde le quotidien Sabil Errachad, en 1895, qui sera fermé un an plus tard à cause des discussions religieuses qui y sont relatées.

Après un voyage en Turquie, en Arabie, en Égypte et en Algérie, il retourne à Tunis pour se retrouver en prison pendant 2 mois à cause de ses critiques contre des prédicateurs. Fervent militant du nationalisme, Abdelaziz participe à bien des mouvements et des manifestations de contestation. En 1912, il est, pour cela, expulsé du pays et ne peut y revenir qu’en 1914 après un séjour en France et en Inde où il étudie la question des Intouchables à la demande de l’université Al-Azhar.

 

La création du Destour et sa confrontation avec Bourguiba

En 1919, Abdelaziz quitte Tunis en état de siège et rejoint Paris. En tant que délégué des nationalistes, il y noue des liens avec des militants de gauche pour exposer et défendre la cause tunisienne. Dans la foulée, ses partisans lui envoient un programme en 9 points qu’il remanie pour former une constitution : Destour (en arabe), d’où le nom de son parti nationaliste et constitutionnel.

En 1920, il publie le manifeste La Tunisie martyre. Ses revendications qui lui vaudra un rapatriement, un emprisonnement et un passage devant le conseil de guerre. Le 1er mai 1921, il est amnistié et dirige son parti avant de quitter à nouveau la Tunisie, deux ans plus tard, à cause des menaces de poursuites en son encontre. À son retour en 1937, le Néo-Destour est plus prospère que jamais. Malgré ses tentatives d’unification, puis de disqualification du numéro 1 du parti, Habib Bourguiba, sa notoriété diminue à vive allure au point qu’il devient la cible d’un attentat auquel il échappe de justesse.

Il décède le 1er octobre 1944 à Tunis. Lors de ses funérailles, les dirigeants du Néo-Destour, malgré leurs divergences, lui rendent un hommage à la hauteur de son statut de père fondateur du nationalisme tunisien.

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