Figure féminine de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, Winnie Mandela est née au Cap oriental le 26 septembre 1936. Retour sur le parcours de celle que ses concitoyens surnommaient « mère de la nation » . 

 

Épouse de Nelson Mandela

À la fin de ses études, Zanyiwee Madikizela, de son vrai nom, décroche le diplôme d’assistante sociale, un cas exceptionnel pour les femmes de couleur à l’époque, avant d’obtenir, quelques années plus tard, une licence en relations internationales. C’est à 22 ans que son chemin croise celui de la figure de l’ANC (Congrès national africain), Nelson Mandela, qu’elle épousera en 1958 et avec qui elle aura deux filles.

 

Une activiste anti-apartheid

Avec l’interdiction de l’ANC, Nelson Mandela est condamné à perpétuité en 1964 tout comme les autres dirigeants du parti qui ne se sont pas exilés. Cela ne démotive pas pour autant Winnie qui, avec l’aide d’un des chefs du mouvement en exil, prend les rênes de la lutte anti-apartheid.

Menacée, harcelée et surveillée de près par les dirigeants sud-africains, elle continue avec ferveur le combat de son mari. En 1969, elle est alors arrêtée pour la première fois, mise en isolement pendant 491 jours, torturée, puis jugée et acquittée avant d’être à nouveau emprisonnée en 1974. Trois ans plus tard, suite à sa notoriété grandissante, notamment après les émeutes de Soweto (1976), elle est assignée à résidence dans une zone rurale reculée où elle ne connaît personne : Brandfort. Là, elle ouvre une clinique et une crèche et incite les résidents à rejoindre les mouvements anti-apartheid.

En 1980, la campagne « Free Mandela » est lancée et Winnie devient « le prolongement physique » de son mari, toujours en prison. Elle profite de sa réputation pour former le Mandela United Football Club (MUFC) mais devra, plus tard, répondre devant la justice les crimes odieux commis par certains de ses membres.

 

Politicienne et militante féministe

Après son divorce avec Nelson Mandela (en 1996), Winnie préside la ligue des femmes de l’ANC et devient, en même temps, la principale critique du pouvoir de son ex-mari. Elle est décédée le 2 avril 2018 des suites d’une longue maladie dans un hôpital de Johannesburg.

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