Le 15 septembre, on commémore la naissance d’Ali ibn Abi Talib, un cousin du prophète Muhammad (psl) qui deviendra, en 656, le quatrième calife de l’islam.

 

Son lien avec le Prophète

Ali ibn Abi Talib, plus connu par son prénom Ali, est le fils d’Abu Talib, l’oncle qui a pris soin de Muhammad (psl) après le décès de son grand-père. Selon les traditions musulmanes, il fait partie des premiers enfants à se convertir à l’islam et est devenu un protégé et un disciple du Prophète. Chiites et sunnites s’accordent d’ailleurs à affirmer qu’Ali est la seule personne à être née à l’intérieur de la Kaaba.

En 622, il épouse Fatima, la fille bien-aimée du Prophète et participe, depuis, à toutes les batailles menées par celui-ci, sauf pour celle de Tabuk durant laquelle Muhammad (psl) le désigne responsable de Médine en son absence. Dix ans plus tard, en revenant de son pèlerinage d’adieu, le Prophète proclame son cousin de Mawla des musulmans dans un discours tenu à Ghadir Khumm. Cet événement est crucial puisque l’interprétation de ce mot mawla est à l’origine des rivalités entre les deux courants principaux de l’islam. En effet, s’il signifie « autorité » pour les chiites, ce qui désignerait Ali comme successeur du Prophète, il est interprété comme « l’expression d’une relation spirituelle étroite entre Muhammad et Ali » sans nécessairement être une « appellation d’autorité politique » pour les sunnites.

 

4ème calife de l’islam

À la mort du Prophète, Ali s’efface donc de la scène politique et militaire, mais se démarque par ses connaissances religieuses. Il n’est élu calife qu’à la mort d’Uthman ibn Affan, mais il se heurte rapidement à plusieurs revendications dont celles d’Aïsha, la veuve de Muhammad (psl), et de Mu‘âwîya, gouverneur de Damas, qui, étant issus du Banū ʾUmayya, réclament que les responsables de l’assassinat du précédent imam soient punis. Ne voulant pas déclencher un embrasement généralisé, Ali rejette leurs requêtes ce qui conduit à la bataille du Chameau (656) et la bataille de Siffin (657).

Lors de cette deuxième bataille, alors qu’Ali a clairement l’avantage sur son adversaire, il accepte un arbitrage qui tourne en sa défaveur. Néanmoins, il maintient le pouvoir mais se replie dans la vile de Koufa, en Irak. Mécontents de cette décision, plusieurs de ses hommes lui tournent le dos et forment les kharidjites qui lui livrent une rébellion en 658, sans succès. Déterminés à se venger, ils font assassiner Ali, alors âgé de 62 ou 63 ans, au moment où il se prosterne pour l’Al-Fajr (prière du lever du soleil) en 661.

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