Après la décision des membres du parti FLN de nommer Ahmed Ben Bella candidat unique à la présidentielle, il devient, le 15 septembre 1963, premier président de la République algérienne.

 

Son arrivée au pouvoir

Avec le soutien de l’armée de libération algérienne et de la majorité parlementaire au sein de l’Assemblée nationale constituante, Ben Bella est l’auteur principal de la première constitution du pays, adoptée par l’Assemblée le 28 août 1963 et par référendum le 8 septembre 1963. Le parti FLN étant reconnu comme parti unique du pays par le texte, ses membres désignent Ben Bella comme seul candidat à la présidentielle le 11 septembre 1963. Quatre jours plus tard, il devient logiquement le premier président de l’Algérie indépendante.

 

Deux ans de présidence

Dès son arrivée au pouvoir, Ben Bella choisit un modèle de socialisme pour diriger le pays. Outre la politique d’arabisation de l’enseignement, conformément aux termes du préambule de la constitution qui renforce l’identité arabo-musulmane de l’Algérie, il soutient également les luttes pour l’indépendance menées par les nationalistes des pays sous-dominations coloniales.

Malgré les répressions des opposants et la concentration du pouvoir autour du président de la République, Ben Bella est renversé par le colonel Houari Boumedien, son ministre de la défense, le 19 juin 1965. Emprisonné en 1979, puis placé en résidence surveillée, il s’exile en Suisse en 1980 d’où il dénonce le même régime de parti unique qui l’a conduit au pouvoir. Après son alliance avec Hocine Ait Ahmed, il fonde le Mouvement pour la démocratie en Algérie avant son retour au pays dans les années 1990. N’ayant pas réussi à percer parmi les nouvelles générations, il se retire de la vie politique et s’éteint décède le 11 avril 2012 à Alger.

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