Ce 11 septembre marque la fin de l’année 1439 et le début de l’année 1440 du calendrier musulman.  Appelée Raas Assana, cette date se fonde sur la commémoration d’un épisode-clé dans l’histoire de l’islam : l’hégire.

 

Un périple clé de l’islam

Si le nouvel an musulman est associé à l’Hégire, c’est parce que cet événement a une importance capitale dans l’histoire de l’islam. Et pour cause, l’émigration de Muhammad (psl) en 622 de La Mecque vers Médine symbolise la rupture avec l’idolâtrie et le début d’une nouvelle ère. C’est à partir de cet exode que le Prophète établit, en effet, les bases de la nouvelle religion monothéiste : l’islam. La date de l’Hégire est, ensuite, fixée par le calife ʿUmar ibn al Khattâb comme point de départ du calendrier musulman : le 1er muharram.

 

Le fondement du calendrier

À la différence du calendrier grégorien, celui-ci est fondé sur 12 mois lunaires, de 29 à 30 jours chacun. Il n’est donc pas lié à la rotation de la Terre autour du Soleil. De ce fait, le calendrier ne comprend seulement que 354 ou 355 jours, ce qui explique le décalage de 10 à 11 jours des fêtes comme le Ramadan ou l’Aïd el-Kebir tous les ans.

C’est l’apparition d’un premier croissant suivant la nouvelle lune dans le ciel crépusculaire qui indique le début d’un nouveau mois et donc d’un nouvel an. Au 29e soir du 12ème mois ou Dhou al hijja, les musulmans sont ainsi appelés à observer le ciel. Si l’on observe l’astre après le coucher du soleil, cela marque le début d’un nouveau mois. Dans le cas contraire, on ajoute un 30e jour, et le nouveau mois qui sera donc la nouvelle année, commence le lendemain. C’est pour cette raison que la date peut être décalée d’une journée d’un pays à un autre.

 

Célébrations

Bien que les autorités islamiques en profitent souvent  pour adresser leurs vœux de bonne année aux croyants, la célébration du nouvel an musulman connaît un écho plus limité que les autres fêtes en Islam. Cela s’explique, d’une part, par la généralisation du calendrier grégorien, et d’autre part, par le fait que la plupart des musulmans accordent plus d’importance à la célébration de l’Aïd el-kebir et de l’Aïd el-Fitr. Pour ces raisons, le Raas Assana  n’est souvent fêté que par un bon repas convivial entre famille ou entre amis.

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