Après l’appel aux urnes publié dans le Journal Officiel de la République algérienne démocratique et populaire le 30 août 1963, le peuple algérien a voté, le 8 septembre 1963, la première constitution du pays.

 

Adoptée à la quasi-unanimité

Le 31 juillet 1963, Ahmed Ben Bella présente son projet de constitution aux délégués du FLN (Front de Libération Nationale). Si le dossier est approuvé par la majorité, le vent révolutionnaire qui souffle dans le parti amène des contestations notamment de la part de Mohamed Boudiaf, dHocine Ait Ahmed et de Ferhat Abbas.

Cela n’empêche pourtant pas son adoption le 28 août 1963 par l’Assemblée constituante à 139 voix contre 23. Puis, à la quasi-unanimité lors du référendum organisé le 8 septembre de la même année. En effet, sur les 5.283.974 votants, 5.166.185 l’ont validé contre seulement 105 047.

 

Les termes généraux 

Dans son préambule, la Constitution rappelle le chemin et le parcours de l’Algérie avant de retrouver sa souveraineté. Outre les réformes agraires et économiques, elle axe aussi la politique internationale du pays vers les coopérations étatiques et le soutien des luttes pour l’indépendance. Par ailleurs, le texte accentue l’identité arabo-musulmane de l’Algérie et renforce la place de l’Armée nationale populaire (ancienne Armée de libération nationale) dans la vie politique, économique et sociale du pays.

La première constitution de l’Algérie institue également le FLN comme parti unique de la République. Le gouvernement empêche ainsi la création et l’existence des autres partis politique. Elle est cependant suspendue en 1965 après le « redressement révolutionnaire » mené par Houari Boumédiène et n’est remplacée qu’en 1976.

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