Dans la foulée de la troisième croisade, Saladin et Richard Cœur de Lion, fils de Henry III, concluent un traité à Ramla instituant Jérusalem sous contrôle des musulmans, mais ouverte aux pèlerins chrétiens.

 

Le contexte d’avant le traité

Quand Saladin remporte la victoire lors de la bataille de Hattin, il obtient la reddition de Jérusalem, obligeant les chrétiens à se retrancher à Antioche, Tripoli, Tyr et Margat. Les troupes musulmanes connaissent alors un succès grandissant qui contraint le roi d’Angleterre Henry III (sollicité par le pape Grégoire III) à envoyer son fils Richard Cœur de Lion en croisade à Saint-Jean-D’acre pour tenter d’anticiper l’offensive musulmane, avec l’intention d’attaquer Jérusalem plus tard.

 

La guerre avant la paix

Informé de la stratégie de l’adversaire, Saladin décide de le devancer en l’attaquant le 7 septembre 1191 lors de la bataille d’Arsouf où les croisés résisteront aux forces musulmanes. Mais en renforçant l’offensive, les troupes menées par le sultan ayyoubide réussissent en janvier 1192 à infliger une défaite à l’armée de Richard qui avait tenté, sans succès, une percée à deux reprises sur Jérusalem.

 

Le traité de Ramla

Après un autre dur affrontement à Jaffa le 31 juillet 1192, Saladin et Richard Cœur de Lion concluent finalement un accord laissant aux musulmans le contrôle de Jérusalem, mais autorisant l’accès à la ville des pèlerins chrétiens sans arme. C’est le traité de Ramla, signé entre les deux protagonistes le 2 septembre de la même année.

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