Le 30 août 1922 marque la victoire de l’armée turque face à la force d’occupation grecque, un affrontement décisif qui conduira, un an plus tard, à la proclamation de l’indépendance du pays.

 

Le contexte

Affaiblis depuis la défaite de Sakarya, les troupes grecques se retranchent à l’ouest de l’Anatolie. En position de force, Mustapha Kemal ne passe pourtant pas directement à l’offensive mais choisit d’abord de renforcer ses liens diplomatiques avec les français et les italiens. Pendant ce temps, les Grecs font face à des divisions internes, notamment après la nomination par Constantin Ier du général controversé Hatzianestis comme chef du commandement.

 

La « Grande offensive »

Le grand affrontement n’a finalement lieu qu’en 1922. Alors que le côté adverse possède un avantage en matière d’équipements militaires, les turcs misent sur une artillerie lourde et une haute cavalerie. Le 26 août, l’armée turque lance alors une offensive près d’Afyon, conduisant à une percée le 27 août. Avec l’agilité de Kemal, l’ennemi, totalement encerclé, capitule le 30 août et de nombreux soldats grecs dont le commandant en chef Trikopis sont capturés.

 

Le jour de la victoire

Dans la mémoire turque, cette victoire symbolise la récupération de leurs terres et marque la fin de la guerre d’indépendance. Elle ouvre aussi la voie vers la création de la République le 29 octobre 1923. Chaque 30 août, des fêtes et des hommages nationaux sont ainsi rendus aux sehit (les martyrs de la guerre) dont les premières manifestations officielles sont lancées à Istanbul, sur la place de Taksim devant le monument érigé en l’honneur d’Atatürk en 1928.

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