Lors de la bataille de Yarmouk du 20 août 636, les musulmans du calife Umar Ibn Al Kattab vainquent l’armée byzantine sous l’empereur Héraclius.

 

Empire musulman en pleine expansion

La communauté musulmane s’épanouit sous le règne d’Abu Bakr, élevé au titre de calife à la mort du Prophète. En effet, il réussit à s’emparer facilement de nombreux territoires en Irak et en Syrie, appartenant à l’Empire byzantin. Ce dernier étant beaucoup plus engagé dans son conflit avec les perses que dans la protection de sa province.

Mais face à l’expansion considérable de l’Etat musulman, les byzantins décident enfin de réagir en mai 635. Leur souverain engage ainsi plus de 130.000 hommes mêlant des arméniens, des slaves et des arabes chrétiens. Par ailleurs, il élabore une stratégie qui consiste à mener des attaques sur plusieurs fronts pour éviter que leurs adversaires ne se rassemblent. Apprenant le projet, Khalid ibn al-Walîd, général du nouveau calife musulman Umar Ibn Al Kattab, prépare aussi son armée composée d’au moins 15.000 soldats.

 

Victoire décisive 

L’affrontement n’aura finalement lieu que le 20 août 636 dans la plaine d’Yarmouk. Il dure six jours durant lesquels l’armée musulmane remporte de nombreux duels, causant ainsi la mort de bon nombre de généraux byzantins. Le cinquième jour reste d’ailleurs décisif car 12.000 ghassanides de l’armée byzantine rompent les rangs pour renforcer l’armée musulmane.

Malgré les efforts du général byzantin, la défaite est inévitable et plus de 50.000 hommes perdent la vie en noyade dans le ravin de Yakouça, proche de la plaine. Cette victoire marque le début d’une série de réussite pour l’armée musulmane, partie pour conquérir le Levant : le bassin méridional et oriental de la Méditerranée (Syrie, Égypte, Turquie, etc.). Les byzantins, quant à eux, se replient en Anatolie.

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