Le 20 août 1956 a lieu la pierre tournante de la révolution algérienne : le congrès de la Soumman, ayant pour but de mieux organiser le mouvement de l’insurrection contre les forces coloniales. 

 

Pour une lutte sans merci

Organisé par Abane Ramdane et Larbi Benmehidi au village d’Ifri, le congrès de la Soummam est un tournant décisif de la révolution algérienne contre l’impérialisme. Il a principalement pour objectif d’adopter une charte qui structure le mouvement d’insurrection en cours.

Pour ce faire, ces leaders politiques découpent l’Algérie en « wilayas » et zones, avec des organisations militaires et administratives fortes. Elle consacre, par ailleurs, le FLN (Front de libération nationale) comme le fondement de «la primauté du politique sur le militaire» et le seul représentant du peuple algérien.

 

Une structure bien élaborée

Ainsi, à l’issue de cette réunion, un Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) est créé : il comprend 34 membres dont 17 titulaires et 17 suppléants. L’Algérie est, en outre, découpée en 6 « wilayas » ou Etats-majors, composé chacun de 4 zones. Chaque zone est ensuite divisée en 4 régions, et la région, sectionnée en 4 secteurs, dispose d’une unité de 120 hommes armés, appelée la « katiba ». Chaque secteur possède, quant à lui, 40 mousseblins, et chaque division est contrôlée par un comité spécial. Jusqu’à l’indépendance du pays en 1962, le CNRA est ainsi l’organe central militaire et politique chargé d’organiser et diriger la révolution algérienne.

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