Le 12 août 1961, Salah Ben Youssef, un des militants pour l’indépendance de la Tunisie et irréductible opposant à Bourguiba, est mort assassiné à Francfort, en Allemagne.

 

Principal opposant à Bouguiba

Très proche de Bourguiba pendant la quête de l’indépendance, Salah Ben Youssef devient peu à peu le premier adversaire de son ancien ami dès son retour d’exil (en juin 1955) et surtout après son accession à la présidence. Youssef estime, en effet, que c’est grâce à sa position revendicative que l’indépendance est acquise. Bourguiba, de son côté, argue qu’il est lui-même le principal artisan de la libération du pays.

Bien qu’exclu du parti Néo-Destour en novembre 1955, Youssef continue à faire campagne contre son rival. Les affrontements entre les « bourguibistes » et les «  yousséfistes » s’intensifient alors. Et à deux reprises, en janvier 1957 puis en novembre 1958, il est condamné à la peine de mort, ce qui le contraint à se réfugier en Egypte, puis en Allemagne.

 

Un brusque assassinat

Le 12 août 1961, un drame survient : Youssef laisse sa femme dans un café de la Kaiserstrasse et se dirige vers un hôtel de la même rue où il croise deux hommes. A un moment donné, l’un d’entre eux le tire à bout portant et d’un seul coup, vers 16 h 30. Mais ce n’est que 3 heures plus tard que sa femme le découvre recouvert de son sang par terre. Elle crie ainsi sa peine en demandant de l’aide : « ambulance ! ambulance !… ». Tombé dans le coma, Youssef est aussitôt emmené à l’hôpital universitaire de Francfort où il s’éteint vers 22 h 45 sans avoir repris connaissance.

Sa dépouille est plus tard ramenée au Caire, en Egypte, où il est inhumé avant d’être transféré en Tunisie et enterré définitivement parmi les martyrs du cimetière du Djellaz, à Tunis.

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