Al-Mamun, fils aîné du calife arabe Harun ar-Rachîd et d’une esclave perse, meurt le 10 août 833, près de Tarse, au bout de 20 ans de règne.

 

Les débuts de son califat

Étant un descendant illégitime du calife, Al-Mamun ne réussit à obtenir la reconnaissance de Bagdad qu’en 819, malgré le décret adopté par son père le nommant second sur l’ordre de succession après son frère Al-Amîn, fils né d’un mariage légitime. Il connait un début de règne mouvementé à cause du mouvement antiarabe et antimusulman des Khurramites, de la lutte contre Byzance et de la révolte kharidjite initiée par son oncle Ibrahim ben al-Mahdi qui tente de le déposséder du califat de Bagdad en s’autoproclamant lui-même calife.

La signature d’Al-Mamun

Dans les mémoires arabes, Al-Mamun reste ce calife instruit et intelligent, à l’origine d’une grande avancée scientifique. Malgré les controverses et les contestations, il pratique le mutazilisme, une théologie musulmane reconnaissant l’aspect construit du Coran et qui prône le libre arbitre, l’amour et l’ascétisme. Ce courant rejette toute forme de dogmatisme et place la recherche scientifique et la philosophie au cœur des pratiques. C’est dans cette optique que le calife Al-Mamun importe plusieurs ouvrages scientifiques et philosophiques grecs pour les traduire en arabe. D’un autre côté, c’est sous son règne que Bagdad connait un essor majeur dans le domaine des mathématiques, de l’astronomie et de la médecine. Sans se contenter de traduire tout simplement les ouvrages, Al-Mamun impose une méthodologie basée sur la vérification pour un réajustement ou une correction si nécessaire, une comparaison, puis une validation. C’est le 10 août 833 que le calife Al-Mamoun décède, et sera succédé par el-Moutasim (ou al Mutasim).

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