Le 25 juillet 1957, la République tunisienne est proclamée par Habib Bourguiba qui devient le 1er Président du pays nouvellement indépendant.

 

Abolition de la monarchie Husseinite

Après le retour de l’indépendance annoncé officiellement le 20 mars 1956, des élections sont aussitôt organisées pour constituer la première Assemblée nationale du pays. Sans grande surprise, le scrutin aboutit à une victoire écrasante du parti Néo-Destour de Habib Bourguiba. Ce dirigeant nationaliste prend donc, logiquement, la présidence de l’Assemblée et forme le 11 avril un gouvernement qu’il va lui-même diriger provisoirement.

L’Assemblée fraîchement élue est chargée de rédiger les nouveaux fondements constitutionnels du pays et de mettre un terme au régime de privilèges. Ses membres votent ainsi, à l’unanimité, une résolution qui abolit définitivement la monarchie Husseinite, vieille de 252 ans. Le 25 juillet 1957, le souverain Mohamed el-Amine Bey est donc déchu et la République tunisienne est proclamée par Habib Bourguiba qui en devient le premier Président.

 

La Constitution de la 1ère République

Le pays constitue désormais une République constitutionnelle entièrement souveraine, et Bourguiba, président désigné, est appelé à exercer sa fonction, « dans les conditions actuelles jusqu’à la mise en vigueur de la Constitution ». Il faudra toutefois attendre deux ans (1er juin 1959) pour voir la Constitution officiellement promulguée. Le texte final, composé de 78 articles, est marqué par l’affirmation d’un exécutif fort et présidentialiste.

Le préambule de la loi, ouverte par la basmala, encourage le pays à renforcer l’unité nationale et à rester fidèle aux enseignements de l’islam. Celui-ci appelle également à l’ancrage du pays dans son milieu maghrébin et arabe, tout en instaurant « une démocratie fondée sur la souveraineté du peuple et caractérisée par un régime politique stable basé sur la séparation des pouvoirs ». Dans cette Constitution, la république y est aussi qualifiée comme le régime pouvant garantir l’égalité des citoyens, le respect des droits de l’homme et le développement économique.

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