Le 22 juillet 1939 marque la naissance de Warda Al Jazairia, artiste algérienne. Ses chansons patriotiques et sentimentales lui ont valu le surnom de « la rose algérienne ».

 

Des chansons patriotiques 

D’un père algérien et d’une mère libanaise, Warda Al Jazairia voit le jour à Paris. Elle débute dans le cabaret familial où elle fait la connaissance de quelques indépendantistes algériens. Mais l’établissement est fermé par les autorités françaises après le déclenchement de la guerre d’Algérie, poussant sa famille à se réfugier au Liban.

Heureusement, ce changement brusque est loin de démotiver Warda qui enchaîne les cabarets à Beyrouth et multiplie les collaborations avec les plus grands compositeurs arabes comme Hilmi Bakr, Riadh Sombati, Sadok Thraya, Sayed Mekawi, Mohammed Al-Mougui… Et, profitant de cette notoriété grandissante, elle milite pour l’indépendance de son pays à travers quelques chansons patriotiques.

 

Des épreuves et des succès 

En 1962, elle s’installe en Algérie et se consacre uniquement à son foyer à la demande de son époux. Mais dix ans plus tard, quand le président Houari Boumediene lui demande de participer à la célébration du 10ème anniversaire de l’indépendance du pays, elle accepte malgré l’opposition de son mari.

Quelques mois plus tard, elle met un terme à son mariage et relance sa carrière musicale en Egypte. En même temps, elle entre dans le monde cinématographique et tourne dans de nombreux films comme « Sout Al Hob » (1973), « Hekayti maa al-Zaman » (1974) ou « Ah ya leil ya zaman » (1977).

Dans les années 90, des ennuis de santé la contraignent de mettre sa carrière en suspens. Mais à partir de 2000, elle signe son grand retour en effectuant de nombreux concerts et festivals au Liban, en Algérie et au Maroc.

 

Des distinctions 

Warda Al Jazairia dispose d’un vaste répertoire comptant environ 300 chansons dont les plus connues sont  « Dandana », « Lola al malama », « Harramt ahibbak », « Fi Youm wi leila », khalik hena », « El ouyoun soud » ou encore « Batwannes bik ». Elle figure aussi parmi les quelques artistes arabes qui ont eu le privilège de se produire à l’Olympia (1979).

En 2004, elle reçoit la médaille El-Athir de l’ordre du Mérite national. Puis, en 2009, elle obtient le titre de commandeur de l’ordre marocain de Wissam alaouite. Trois ans plus tard, elle est décorée chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. Pour de nombreux spécialistes, Warda est sans conteste une « diva »  de la chanson arabe au même titre qu’Oum Kalthoum.

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