Le 17 juillet 1588 marque le décès de Mimar Sinan, architecte et ingénieur ottoman d’origine arménienne. Il est considéré comme le plus illustre architecte sous l’empire ottoman.

 

Une formation militaire

Mimar Koca Sinan ibn Abd al-Mannan dit Sinan voit le jour à Agirnaz, en Turquie, le 15 Avril 1489. En 1512, il est enrôlé de force dans l’armée ottomane conformément au système du devşirme instauré par Murat Ier. Après sa formation, il est affecté au corps des techniciens et entame ses premières constructions sous les ordres de Sélim Ier. Quelques années plus tard, il reçoit le grade d’officier et accède au poste de chef des techniciens à partir de 1526, sous le règne de Soliman Ier. Il commence alors à diriger la construction de plusieurs grandes œuvres telles que : bâtiments publics, ponts…

 

Un architecte hors-pair

En 1539, il est désigné chef des architectes impériaux après le décès de son prédécesseur Acem Ali. Quelques temps après cette nomination, Soliman lui confie la construction d’une mosquée pour sa favorite femme, la sultane Hurrëm.

Pour Sinan, c’est le début d’une grande aventure créatrice qui va déboucher sur la réalisation de près d’une centaine de mosquées. Parmi elles, la mosquée de Sehzade Mehmet, son premier chef d’œuvre qu’il considère modestement comme son « travail d’apprenti ». Le qualificatif est sans doute trop réducteur au regard des innovations apportées sur le plan architectural. En effet, la construction se distingue par son dôme central soutenu par plusieurs demi-dômes.

Mais la mosquée Selimiye, achevée en 1574, est sans conteste son projet le plus abouti. Entouré par 4 minarets de même hauteur, le bâtiment comprend un immense dôme soutenu par 8 piliers. Cette oeuvre considérée par Sinan lui-même comme « l’œuvre d’un maître-maçon » est d’ailleurs inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2011.

 

Sa mort et sa contribution en tant qu’architecte

Mimar Sinan décède à Istanbul à l’âge de 99 ans. En tout, il réalise plus de 350 constructions incluant des ponts, aqueducs, hammams, mandrasas, caravansérails… sous le règne de trois sultans successifs. Aujourd’hui, plus de 400 ans après sa disparition, ses réalisations demeurent parmi les plus grands monuments à la gloire de l’islam.

Author

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *