Le 14 juillet 2017 marque le décès de Maryam Mirzahani, professeur et mathématicienne iranienne. Elle est la seule femme, à ce jour, détentrice de la médaille Fields, une récompense prestigieuse dans le domaine des mathématiques.

 

Une surdouée

Maryam Mirzahani voit le jour à Téhéran le 5 mai 1977. Au collège, la jeune fille évolue entre littérature et écriture car elle se prédestine au métier d’écrivain. Mais elle découvre une toute autre passion après avoir lu un livre sur Carl Friedrich Gauss, conseillé par son frère. Elle commence alors à s’intéresser aux chiffres et découvre avec aisance l’art du raisonnement mathématique.

Élève talentueuse, elle intègre ensuite l’établissement dédié aux filles surdouées : le lycée Farzanegan à Téhéran. Pendant ce temps, elle remporte en 1994 (à Hong-Kong) puis en 1995 (à Toronto), la médaille d’or lors des Olympiades internationales de mathématiques. Quelques années plus tard, elle est admise à la fameuse université de technologie de Sharif et décroche un BSc (baccalauréat dans le système universitaire anglo-saxon) en mathématiques, en 1999.

 

Des importantes explorations mathématiques

Sous l’encadrement du professeur Curtis McMullen, elle soutient sa thèse de Doctorat sur le thème  : « Géodésiques simples sur les surfaces hyperboliques et volumes de l’espace des modules des courbes » en 2004 à Harvard. Sa recherche est saluée par de nombreux spécialistes car Maryam y propose une formule qui met un terme à plusieurs années d’énigme : la définition des géodésiques d’une surface hyperbolique. Et par la même occasion, elle apporte aussi des réponses à deux autres questions importantes : comment calculer le volume de l’espace et comment vérifier la faisabilité d’une conjecture avancée par le physicien Edward Witten ?

Après ce succès, le CMI (Clay Mathematics Institute) lui accorde une bourse de recherches. Ses travaux se portent en grande partie sur les surfaces de Riemann et touchent plusieurs domaines tels que la théorie ergodique, la géométrie symplectique et hyperbolique, l’espace de Teichmüller et l’espace de modules. En 2008, à seulement 31 ans, elle est nommée professeur de mathématiques à l’université de Stanford. En même temps, Maryam apporte d’importantes contributions à l’étude des systèmes dynamiques et à la géométrie lui permettant de remporter de nombreuses récompenses : le prix Blumenthal en 2009, le prix Ruth Lyttle Satter en 2013 et la médaille Fields (équivalent du Nobel pour les mathématiques) en 2014, devenant ainsi la seule lauréate féminine depuis la création de cette médaille jusqu’à ce jour.

Le 14 juillet 2017, Maryam décède à 40 ans suite à un cancer du sein mais son nom reste bien gravé dans l’histoire de sa discipline.

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