Le 9 juillet 1929 est né Hassan II, le souverain du Maroc de 1961 à 1999, connu pour sa contribution active dans la quête de l’indépendance du pays.

 

Un diplomate 

Né le 9 juillet 1929 à Rabat, Moulay Hassan suit dès son jeune âge des études coraniques au sein du palais royal. Il fréquente ensuite l’Université de sa ville natale puis, plus tard, celle de Bordeaux pour décrocher une licence et un diplôme d’études supérieures en droit public.

De retour dans son pays, il est rapidement initié à la diplomatie et accompagne son père Mohammed V lors de ses nombreux déplacements. En avril 1947, il est à ses côtés quand le sultan clame, dans un discours, la fin du protectorat français et rappelle au monde l’intégrité territoriale du Royaume, tout en y évoquant la volonté du Maroc de regagner, par tous les moyens, sa liberté et son indépendance. Pour soutenir cet appel, Hassan incite lui-même les jeunes à se rallier à la cause nationaliste et participe au discours du Trône, considéré par les nationalistes comme la charte de la « Révolution du Roi et du peuple », en 1952.

Une fois l’indépendance obtenue, Mohammed V se proclame roi et désigne Hassan comme son héritier le 9 juillet 1957 après lui avoir confié le poste du chef de l’Etat-major des forces armées royales, un an plus tôt.

 

Un grand défenseur de l’indépendance du Maroc 

Suite au décès de Mohamed V, le 3 mars 1961, Hassan est proclamé roi sous le nom de Hassan II. Conformément aux termes de son accord avec les oulémas, les Chorfas alaouites et les autorités du Maroc, il poursuit les principes de souveraineté définis par son père. Toutefois, il fait adopter une loi controversée en décembre 1962 faisant de lui, en tant que roi, le « commandeur des croyants » et de la monarchie : la « suprématie institutionnelle« , concentrant ainsi les pouvoirs autour du palais royal. Il n’hésite d’ailleurs pas à réprimer violemment l’opposition pour consolider son pouvoir.

Mais son règne est aussi marqué par le renforcement de l’intégrité territoriale du Maroc. Grâce à la mobilisation de l’armée de libération et à des actions diplomatiques qu’il mène auprès des Nations Unies, son pays récupère facilement les provinces de Tarfaya (1958) et de Sidi Ifni (1969). Et pour libérer le Sahara occidental, il organise une « Marche Verte » en 1975. Très suivie, cette mobilisation permet aux marocains de reprendre Laâyoune et Oued Eddahab.

Quant à sa politique extérieure, Hassan II intervient activement dans la médiation entre Israël et le monde arabe. C’est ainsi qu’en 1976, il accueille en secret Itzhak Rabin en vue de préparer les accords de Camp David. Par ailleurs, le roi s’efforce aussi de rapprocher christianisme et islam en ouvrant, entre autres, les portes de l’Académie Royale à un dignitaire du Vatican et en invitant le pape Jean-Paul II au Maroc. Autant d’actions qui lui permettent d’accumuler les distinctions honorifiques dont : Grand Maître des Ordres nationaux du Maroc, Collier de l’Ordre du Nil, Grand-Croix de l’Ordre du Pakistan, Grand-Croix de l’ordre nationale du Mali… Il est, par ailleurs, Docteur honoris causa de l’Université Cheik-Anta Diop (1964).

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