Le 5 juillet 1962, l’Algérie obtient finalement son indépendance après 8 ans de guerre acharnée et 132 ans d’occupation française.

 

Le début de la guerre

Le 8 mai 1945, au moins 10 000 algériens descendent dans les rues de Sétif pour manifester leur détermination à mettre fin à la colonisation. Mais la manifestation pacifique est réprimée dans le sang par les autorités françaises faisant au moins 30 000 victimes capturées, torturées et exécutées.

Loin de calmer la situation, cette tuerie ne fait que mettre de l’huile sur le feu. De nombreux partis nationalistes font ainsi leur apparition à commencer par le FLN (Front de libération Nationale), créé en 1954 par l’indépendantiste Mohamed Labjaoui. Le 1er Novembre de la même année, ce parti pour la libération se manifeste pour la première fois en déclenchant un peu partout dans le pays des mouvements de révolte connus sous le nom de « Toussaint rouge« , considéré comme le début de la guerre d’Algérie.

 

La bataille d’Alger 

Le 20 août 1955, le leader régional du FLN, Zighout Youssef lance l’insurrection du Constantinois en exhortant la population à se rallier à la cause des combattants. Quelques mois plus tard, la lutte se généralise sur l’ensemble du territoire algérien avec la participation active de la masse paysanne. Pour préparer la révolution, des leaders politiques en la personne de Larbi Benmehidi et d’Abane Ramdan organisent le congrès de la Soummam le 20 aout 1956. A l’issue de cette réunion, une structuration politique et un programme idéologique prônant « la primauté du politique sur le militaire » sont mis en place.

En janvier 1957, les indépendantistes du FLN décident d’affronter l’armée française au cours de la bataille d’Alger. Pendant 9 mois sans répit, les algériens font face à des colonisateurs qui généralisent l’usage de la violence et de la torture pour juguler ce mouvement qui prend de plus en plus d’ampleur. Au cours de ce combat sanglant et acharné, Yacef Saâdi, chef de la zone autonome d’Alger est arrêté le 24 septembre 1957, mais la lutte ne s’arrête pas pour autant. Le 13 mai 1958, l’armée prend le pouvoir et instaure le Gouvernement Provisoire de la République algérienne (GPRA), avec à sa tête Ferhat Abbas, une des principales figures du mouvement nationaliste.

 

Le retour à l’indépendance

Grâce aux actions menées par les nationalistes algériens aussi bien sur le plan militaire que diplomatique, les dirigeants français commencent à fléchir leur position. Ainsi, le 16 septembre 1959, le droit à l’autodétermination des algériens est proposé par de Gaulle mais il ne sera officiellement reconnu qu’après le référendum du 8 janvier 1961.

À Alger mais aussi dans de nombreuses villes, les algériens affichent clairement leur soutien au FLN et au GPRA, en brandissant des drapeaux verts dans les rues. Fort de cet appui sur le terrain, le Gouvernement provisoire continue la lutte à travers une série de négociations, conduisant finalement à la signature des accords d’Evian le 18 mars 1962, suivis d’un cessez-le-feu dès le lendemain. Le 1er juillet 1962, l’autonomie du pays sera ratifiée par référendum et quelques jours plus tard, le 5 juillet, l’Algérie proclame officiellement son indépendance.

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