Le 4 juillet 1895 est né Mohammed Amin al-Husseini, nationaliste palestinien et chef religieux connu pour ses actions contre l’emprise britannique et l’implantation sioniste en Palestine.

 

Sa jeunesse et son militantisme

Mohammed Amin al-Husseini voit le jour à Jérusalem le 4 juillet 1895. Très jeune, il fréquente l’université Al-Azhar au Caire pour suivre des études supérieures en théologie et apprendre la loi islamique avant d’intégrer une école d’administration à Istanbul.

Mobilisé comme officier dans l’armée ottomane pendant la Première Guerre mondiale, il commence sa lutte contre l’occupation du territoire palestinien, dès son retour à Jérusalem en 1917. La même année, il quitte donc l’armée pour diriger le mouvement national dont le principal objectif est de s’opposer à la « déclaration de Balfour » qui prévoit la création d’un foyer national juif en Palestine. En 1920, avec l’appui d’autres nationalistes, il multiplie les révoltes à Jérusalem pour contrer la domination anglaise, ce qui lui vaut une condamnation par contumace à 10 ans de travaux forcés. Pour éviter son incarcération, Husseini s’exile en Transjordanie puis en Syrie.

 

Ses revendications en faveur de la Palestine

En 1921, Husseini est nommé grand mufti de Jérusalem, avant d’être élu, en 1922, président du Conseil Suprême Musulman. En 1931, il convoque le premier Congrès islamique mondial qui affirme une nette volonté de poursuivre la lutte contre la création d’un Etat juif. Toujours dans cet optique, il forme en 1936 le Haut Comité Arabe et en assure également la présidence. C’est ainsi qu’il va mener pendant de nombreuses années d’intenses révoltes, tout en parcourant le monde à la rencontre des grands leaders politiques. À chaque étape, il n’a qu’une idée en tête : défendre le point de vue arabe sur la Palestine pour mettre fin à l’immigration juive et revendiquer l’indépendance du pays.

Après de durs et longs combats, Husseini commence à obtenir des résultats politiques concrets. En effet, les britanniques acceptent de faire des concessions à travers les livres blancs. Ceux-ci renferment des lois et des mesures visant, entre autres, à limiter l’immigration juive. Mais cette entente ne dure pas longtemps puisqu’un commissaire britannique pour la Galilée est assassiné le 26 septembre 1937. En riposte, le Royaume-Uni enlève Husseini de son poste de Mufti et de sa position au sein du Haut Conseil.

En 1937,  le mufti déchu quitte son pays et se réfugie successivement au Liban, en Irak puis en Iran. Plus tard, Husseini gagne l’Europe pour arriver, en 1941, en Allemagne où il obtient le droit d’asile. Il y poursuit sa lutte politique en multipliant les déclarations publiques et au cours de la Seconde Guerre Mondiale, il use de son influence pour demander aux allemands de ne pas transférer des juifs en Palestine.

 

Ses actions au cours du conflit israélo-arabe

Ses actions en faveur des palestiniens dans le conflit israélo-arabe sont nombreuses : en 1948, Husseini s’oppose au roi Abdallah Ier qui souhaite accaparer une grande partie de la Palestine. Appuyé par la ligue arabe, il forme un gouvernement palestinien à Gaza et appose sa signature sur « la déclaration d’indépendance de la Palestine » qui ne sera pas reconnue la Jordanie. En 1955, il participe également à la conférence de Bandung en vue de rallier un maximum de pays à la cause palestinienne. À partir de 1964, Husseini maintient toujours sa présence sur la scène politique, mais c’est désormais au nom de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP)  que les négociations se font officiellement. Il s’agit d’une organisation créée à l’initiative de la ligue des Etats Arabes le 28 mai 1964.

Husseini rend son dernier souffle à Beyrouth  le 4 juillet 1974   (suite à une crise cardiaque) mais ses actions restent gravées dans l’histoire. En effet, grâce à elles, le problème palestinien est aujourd’hui au cœur des préoccupations de la Communauté internationale.

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