Le 4 juillet 1187, Saladin inflige une cuisante défaite aux Francs durant la bataille de Hattin, ce qui lui permet de conquérir plus facilement Jérusalem.

 

Saladin engage les préparatifs

En 1180, Saladin signe une trêve avec les Francs pour qu’il puisse mieux organiser l’Etat islamique nouvellement unifié. Mais vers la fin de l’année 1186, le seigneur de Kérak rompt l’accord en attaquant l’une des caravanes du sultan. Ce dernier tente d’abord une solution pacifique en réclamant la restitution des biens pillés et la libération des prisonniers mais le souverain le lui refuse, ne le laissant qu’une seule option : attaquer.

Ainsi, en mars 1187, Saladin passe à l’offensive avec ses 12.000 soldats venant d’Egypte, d’Alep et de Péninsule arabique. Ils assiègent d’abord la citadelle de Kérak et y appliquent la politique de « la terre brûlée » avant de se remettre en route pour reproduire le même scénario à Shaubak. Ils se dirigent ensuite vers Banias, près de Tibériade, où le sultan prépare minutieusement son plan d’attaque. Le 2 juillet, Saladin décide d’attaquer Tibériade pour attirer les francs campés à Séphorie. De cette manière, il permet à ses hommes de se reposer pendant que leurs adversaires doivent encore parcourir plusieurs kilomètres dans des conditions difficiles pour les rejoindre.

 

Plus de stratégie que de guerre

Le 3 juillet 1187, les croisés déjà affaiblis par le long voyage s’approchent de Tibériade. Saladin et ses hommes en profitent pour les surprendre à Hattin, un village situé à l’Ouest de la ville. Au petit matin du 4 juillet 1187, la cavalerie musulmane arrive à encercler de tout part la colline où se campent les chevaliers de Jérusalem.

Mais au lieu d’attaquer, Saladin se sert, encore une fois, de son habilité tactique, en brûlant d’abord les broussailles autour, ce qui va contraindre l’armée franque à se disperser. Les musulmans arrivent ainsi à « bloquer » les croisés, pourtant plus nombreux avec 63 000 soldats, pour finalement les éliminer progressivement. Les rescapés sont emprisonnés avant d’être exécutés le lendemain matin à l’exception du roi de Jérusalem que le sultan ayyoubide relâche contre le versement d’une rançon colossale.

Si celle de Hattin figure parmi les plus grandes batailles de l’histoire de l’islam c’est parce qu’elle a permis aux musulmans de décimer la chevalerie franque laissant ainsi leurs territoires sans défense. Ce qui permet à Saladin de conquérir facilement, tout au long du mois de juillet : Tibériade, Césarée, Sidon et Jaffa jusqu’à la libération de Jérusalem le 12 octobre 1187.

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