Le 3 juillet 1941 est né Liamine Zéroual, militaire et homme d’Etat, président de l’Algérie de 1994 à 1999. 

 

Un parcours militaire complet

Liamine Zéroual voit le jour à Batna, une commune au sud-est d’Alger. A l’âge de 16 ans, il intègre l’ALN (Armée de Libération Nationale) et participe à la révolution algérienne pour contrer l’ordre colonial. Après l’indépendance du pays, il entame une formation militaire au Caire, puis à Moscou et à Paris. Une fois ses diplômes en poche, il assure de nombreuses fonctions dans l’armée algérienne : Commandant de l’Ecole d’Application des Armes basée à Batna (1975), Commandant de l’Académie militaire interarmes de Cherchell (1981), chef de régions militaires à Tamanrasset (en 1984) et à Constantine (en 1987). Il est ensuite promu, en 1988, au grade de général et dirige les forces terrestres de l’armée algérienne en 1989. Mais, il abandonne cette fonction, un an plus tard, à la suite d’un désaccord avec le ministre de la Défense au sujet de la réforme de l’armée. Le président Chadli Bendjedid le nomme alors ambassadeur d’Algérie en Roumanie.

 

Sa carrière politique

En pleine crise, le HCE (Haut Comité d’Etat) le rappelle et lui confie le ministère de la Défense nationale en juillet 1993. Il s’attèle alors à réunir toutes les parties prenantes du conflit pour avancer vers une solution consensuelle. Face à son succès, le HCE voit en lui une figure de rassembleur capable de concilier les positions divergentes entre ceux qui prônent l’ouverture au dialogue et ceux en faveur de la répression à l’encontre des islamistes. Le 30 janvier 1994, le comité le nomme ainsi chef de l’Etat.

15 janvier 1995, Liamine fait face à des pressions internationales générées par le contrat de Rome dont le but est de trouver une solution pacifique et politique à la crise. Pour sortir le pays de cette période transitoire, il organise le premier scrutin présidentiel pluraliste le 16 novembre 1995 et remporte les élections avec 61,3% des voix. Arrivé au pouvoir, il ferme la frontière avec le Maroc qui l’accuse d’être derrière l’attentat survenu quelques mois auparavant à Marrakech. En ce qui concerne les affaires intérieures, il exprime son intention de ne plus dialoguer avec les islamistes et lance une campagne d’éradication des groupes terroristes de son pays. En vue des élections législatives du 5 juin 1997, ses proches collaborateurs créent le RND (Rassemblement National Démocratique) en février 1997. Le parti rafle la majorité et affiche son soutien au président.

Cependant, de vives tensions au sommet de l’Etat vont contraindre ce dirigeant à prendre une importante décision : le 11 septembre 1998, il sollicite l’organisation d’une élection présidentielle anticipée qui se déroule en février 1999. Le 27 avril de la même année, Liamine Zéroual quitte officiellement le pouvoir, et est succédé par le président nouvellement élu, Abdelaziz Bouteflika, un ancien ministre et proche de Houari Boumédiène, du FLN (Front de Libération Nationale).

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