Le 1er juillet 1277 marque le décès de Baybars, sultan mamelouk d’Egypte connu pour avoir réussi à contrer les invasions mongoles et croisées sur les terres musulmanes.

 

Son accession au trône

Baybars voit le jour le 19 juillet 1223 en Crimée, au nord de la mer noire. Il arrive en Egypte durant sa jeunesse en tant qu’esclave et intègre la garde du sultan As-Sâlih Ayyûb. En 1250, il participe à l’assassinat de Tûrân Châh, fils unique du sultan, mettant ainsi fin à la dynastie ayyoubide. Et lorsqu’en 1259, Sayf ad-Dîn Qutuz accède au trône,  il se met également à son service mais le renverse quand le nouveau souverain lui refuse le gouvernorat de la Syrie. C’est ainsi que Baybars s’autoproclame sultan, et nomme l’abbasside Al-Mustansir bi-llah comme calife pour asseoir sa légitimité.

 

Un militant anticolonialiste 

Durant son règne, Baybars fait de la guerre contre les croisés sa priorité. En juin 1249, il défait ainsi une armée franque à Gideila et un an plus tard, le 27 février 1250, il réussit à contrer les troupes menées par Louis IX. Dans la nuit du 5 Avril, les croisés emprisonnés profitent de l’obscurité pour tenter de s’enfuir, mais dans leur précipitation ils oublient de démolir leur pont permettant le passage du canal. Ce qui permet aux Égyptiens de retrouver leurs cachettes. L’affrontement qui a lieu à Fariskur va se solder par une victoire cuisante des mamelouks, marquée par la capture de Louis IX, mettant ainsi fin à la septième croisade.

Parallèlement, Baybars doit faire face aux mongols qui menacent le Proche-Orient et l’Egypte. Craignant le même sort qu’a subi l’Irak, tombé deux ans plus tôt aux mains du mongol Hulagu Khan, le sultan décide de passer à l’offensive. Ainsi en juillet 1260, il dirige ses hommes vers la Syrie pour couper la route à l’armée mongole. L’affrontement a lieu à Aïn Djalout, dans la vallée de Jezreel (actuellement en Israël), le 3 septembre de la même année, et s’est soldé par une victoire cuisante des mamelouks, freinant ainsi l’avancée des mongols vers l’ouest.

En 1277, Baybars leur inflige une seconde défaite au cours de la bataille d’Elbistan qui commence le 15 avril. Au début de l’affrontement, le gros de l’armée égyptienne commence à subir une attaque de l’aile gauche adverse, puis de l’aide droite. Ayant remarqué la brèche, le sultan renforce aussitôt son aile droite pour ensuite attaquer les mongols de tout côté. En position de faiblesse, les adversaires descendent de cheval pour mieux ajuster leurs attaques mais en vain. Les hommes d’Hulagu Khan sont ainsi obligés de capituler le 18 avril, ce qui met fin à l’emprise mongole en Anatolie.

 

Un conquérant

À part ces victoires, Baybars s’illustre également dans la conquête de nombreux autres territoires. Le 25 juillet 1266, il investit la forteresse de Safed, celle de Jaffa le 7 mars 1268 et Antioche le 18 mai 1268. Il réussit même à s’emparer du Krak des chevaliers en avril 1271, une forteresse réputée imprenable, en adressant aux assiégés une fausse lettre qui ordonne la capitulation du tour, avec également une fausse signature du Grand Maître des Templiers. Fort de ses triomphes précédents, Baybars poursuit ses campagnes jusqu’en 1277 où il succombe à un empoisonnement le 1er juillet de la même année, à Damas.

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