Le 23 juin 1919 est né Mohamed Boudiaf, membre fondateur du Front de libération nationale (FLN) et du Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action (CRUA).  

 

Son militantisme  

A la suite des répressions sanglantes durant les « massacres de Sétif » en 1945, Mohamed rejoint les rangs des nationalistes et devient membre du PPA (Parti du Peuple Algérien). Il contribue ensuite à la création de l’OS (Organisation Spéciale), le bras armé du MTLD (Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques). Mais la police française dissout l’organisation en 1950 et arrête Mohamed Boudiaf qui est condamné par contumace pour ses activités militantes. Pour le protéger, le MTLD le mute en France où il continue son combat auprès de la communauté algérienne immigrée en 1952.

 

Sa soif d’indépendance 

Deux ans plus tard, Mohamed retourne en Algérie pour militer en faveur de l’indépendance du pays. Aux côtés des autres militants, il crée la CRUA (Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action) et met en place, au mois d’octobre de la même année, le FLN (Front de Libération Nationale). Le 22 octobre 1956, l’armée française le capture après un détournement de l’avion marocain qui le transporte à destination de la Tunisie. Malgré son incarcération, il reste actif dans la lutte en dirigeant la cellule FLN implantée en France. En 1958, le GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) le nomme ministre d’Etat et trois ans plus tard comme Vice-Président.

Suite aux négociations menées dans le cadre des accords d’Evian, Mohamed sort de prison le 18 mars 1962. Au lendemain de l’indépendance proclamée en juillet 1962, il entre en conflit avec le gouvernement en place, mené par Ben Bella, et fonde le PRS (Parti de la Révolution Socialiste) pour s’y opposer. Mais le 23 juin 1963, les autorités l’arrêtent et le condamnent à mort en 1964. Pour survivre, il s’exile au Maroc et continue son travail au sein du PRS qu’il dissout en 1979, quelques temps après le décès de Houari Boumedienne.

 

Son assassinat

En Janvier 1992, Mohamed rentre au pays pour occuper le poste de président du HCE (Haut Comité d’Etat) suite à la démission de Chadli Bendjedid, le président en exercice. Mais il ne restera pas longtemps au pouvoir puisque le 29 juin 1992, Mohamed Boudiaf est assassiné durant un discours, dans la ville d’Annaba, diffusé en direct à la télévision. Dissimulé derrière un rideau, son assassin, un sous-lieutenant du GSI (Groupe d’Intervention Spéciale) lance une grenade pour détourner l’attention de ses gardes et tire sur le président.

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