Le 20 juin 1005 voit le jour Ali-az-Zahir, septième calife fatimide et roi de Damas de 1021 à 1036. Encore très jeune, il accède au trône après la mort de son père, le calife Al-Hakim bi-Amr Allah.

 

Les débuts de son règne

Né le 20 juin 1005, Ali-az-Zahir est le fils du 6ème calife fatimide Al-Hakim bi-Amr Allah. Sa mère du nom d’Amina est par ailleurs une petite-fille du 4ème calife fatimide Al-Mu`izz li-Dîn Allah. Il accède au trône à seulement 16 ans suite au décès de son père en 1021 et devient ainsi le 7ème calife fatimide. Mais vu son jeune âge, son règne débute sous la tutelle de Sitt al-Mulk, une de ses tantes paternelles, et son éducation est confiée à un précepteur nommé Midad qui sera plus tard chargé de l’administration des affaires militaires.

 

Des hauts et des bas au sein du royaume fatimide

La régente exerce son pouvoir jusqu’à sa mort en 1025, l’année à partir de laquelle la dynastie fatimide  tend à se déstabiliser. En effet, le jeune souverain ne semble toujours pas maîtriser la gestion de l’imamat. Cette période qui suit la disparition de Sitt al-Mulk est ainsi marquée par une crise profonde qui frappe le royaume : la peste et la famine ravagent l’empire jusqu’en 1025. À cela s’ajoutent les révoltes des Bédouins en Syrie et en Palestine de 1024 à 1029.

Mais avec le temps, Ali az-Zahir gagne davantage en compétences et devient un souverain plus autoritaire, malgré son jeune âge. Ainsi, il réussit à neutraliser les rébellions au sein de son empire en jouant sur les divisions qui règnent déjà parmi les insurgés eux-mêmes. Par ailleurs, il multiplie les conquêtes et étend au maximum le territoire fatimide tout en gardant de bonnes relations avec les byzantins.

 

Quelques-unes des actions d’Ali az-Zahir durant son règne

C’est Ali az-Zahir qui rouvre la Maison du Savoir, fermée par son père al-Hâkim en raison des hostilités des habitants du Caire à l’égard des doctrines ismaéliennes qui y ont été enseignées, quelques années plus tôt. Pour éviter de nouvelles querelles, le jeune souverain confie la gestion du lieu à Kassim ben Abdul Aziz ben Muhammad ben an-Numan. Celui-ci est chargé de dispenser un enseignement aux doctrines plus « consensuelles » en 1027. En outre, Ali az-Zahir fait reconstruire les murs de Jérusalem ainsi que les mosaïques de la mosquée al-Aqsa, altérés par un grave tremblement de terre, entre 1030 et 1033. Et dans le souci de tempérer ses relations avec les chrétiens, il accepte aussi de remettre sur pied l’ l’Eglise du Saint-Sépulcre, détruite en 1009 par al-Hâkim.

À 31 ans, le 13 juin 1036, Az-Zâhir succombe à la peste, laissant ainsi le califat et l’imamat à son très jeune fils Al-Mustansir Billah, âgé seulement de 7 ans.

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