Le 15 juin 2017 s’est éteint Ibrahim Abouleish, chimiste et médecin égyptien, connu pour sa contribution dans le développement durable en Egypte.

 

Ses brillantes études

Ibrahim Abouleish voit le jour en 1937 à Mashtoul, un village situé dans le delta du Nil, en Egypte. Il grandit au Caire et côtoie, dès son jeune âge, le monde de entrepreneuriat vu que son père possède une savonnerie et une pâtisserie. Plus tard, il prend la décision de poursuivre ses études à l’étranger après avoir lu le roman de Goethe intitulé : « Souffrances du jeune Werther« . En 1956, l’adolescent déménage ainsi en Autriche et s’inscrit à l’université de Graz où il obtient un doctorat en pharmacologie en 1969. Il s’investit ensuite dans la recherche et dépose des brevets pour quelques médicaments traitant l’artériosclérose et l’ostéoporose.

 

Ses activités en Egypte

En 1975, Ibrahim passe en Egypte et s’attriste de la situation dans laquelle se trouve son pays : pollution, paupérisation, éducation en crise, etc. Une fois rentré en Autriche, il s’intéresse alors à l’agriculture biodynamique et approfondit ses connaissances dans le domaine auprès d’un spécialiste. En 1977, il revient en Egypte avec cette fois-ci un projet en tête : développer l’agriculture tout en réduisant la pollution.

Deux ans plus tard, il crée SEKEM : la première entreprise agricole égyptienne à utiliser des méthodes biodynamiques. Grâce à son implantation, plus de 700 agriculteurs sont passés à l’agriculture biodynamique dont le principe repose sur la reconstitution et le maintien de la vitalité du sol. Pour cela, les engrais artificiels et autres pesticides sont interdits. Plus de la moitié de la production de l’entreprise est d’ailleurs écoulée, chaque année, sur le marché intérieur de l’Egypte.

En 1990, SEKEM fleurit et occupe la première place sur le marché des produits biologiques. Etant attaché au développement social, Ibrahim utilise une partie des bénéfices (15%)  à financer plusieurs projets dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la culture (création de l’Académie Héliopolis), du travail… Et quatre ans plus tard, il renforce sa lutte contre la pollution agricole en mettant au point une méthode biologique pour la production du coton.

 

Ses distinctions

En 2003, Ibrahim Abouleish reçoit le prix Nobel alternatif qui récompense tous ceux qui œuvrent et cherchent des solutions exemplaires face aux défis les plus pressants du monde actuel. Au mois d’août de la même année, la fondation Schwab le place dans la liste des 25 chefs d’entreprise en lice pour le titre d’« Entrepreneur social de l’année ». En 2008, les autorités allemandes lui attribuent la Croix fédérale du Mérite. Par ailleurs, l’ONU lui remet également un prix spécial : la « certification bilan carbone et un développement écologiquement responsable » pour sa contribution dans le domaine de l’agriculture biodynamique.

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