Le 9 juin 1098, l’émir Kerbogha, chef de guerre réputé, assiège Antioche tombée deux jours plus tôt aux mains des croisés.

 

21 octobre 1097-2 juin 1098 : l’armée franque impose un premier siège

Apprenant l’arrivée des croisés aux portes de sa ville, l’émir d’Antioche Yâghî Siyân lance un appel à l’aide auprès des Etats musulmans voisins mais en vain. Sans protection, les conquérants assiègent facilement Antioche le 21 octobre 1997 ne laissant que la partie nord-ouest ouverte pour assurer le ravitaillement de la ville. Mais le siège se prolonge et les croisés commencent à manquer de vivres et de médicaments… Par conséquent, ils perdent un homme sur sept (dont la majorité ont désertés) et près de 700 chevaux.

Voulant profiter de ces difficultés, Yâghî Siyân réorganise ses défenses et demande des renforts auprès de Duqâq, l’émir de Damas. Répondant à l’appel, ce dernier planifie une attaque contre les croisés occupant le côté sud de la ville mais un violent séisme se produit le 30 décembre, poussant le souverain syrien à rebrousser chemin. Un mois plus tard, l’émir d’Antioche sollicite l’aide de Ridwan d’Alep. Celui-ci accepte également de porter secours à Antioche et s’y rend avec une grande armée, bien supérieure en nombre que les croisés. En dépit de cet avantage, il hésite à attaquer en premier et les francs le prennent par surprise à Harrim le 10 février à l’aube. Vaincue, l’armée syrienne est obligée de battre en retraite.

 

09 juin 1098-28juin 1098 : l’émir Kerbogha encercle Antioche

Après ces échecs successifs, Yâghî Siyân se tourne vers Kerbogha, atabeg de Mossoul. Le grand chef de guerre réunit alors trente mille hommes pour former son armée en avril 1098. Mais au lieu de se rendre directement à Antioche, il tente d’abord de reconquérir la ville d’Edesse en y imposant un siège le 4 mai 1098. Inopportunément, l’atabeg doit lever le camp au bout de trois semaines face à la forte résistance des croisés qui tenaient la ville.

Kerbogha ne parvient à rejoindre Antioche que le 5 juin alors que celle-ci est tombée aux mains des croisés deux jours plus tôt. De nombreux renforts viennent ensuite grossir les rangs de son armée puisque Duqâq de Damas, Soqman ibn Ortoq (gouverneur de Jérusalem) et Janâh al-Dawla (émir de Homs) s’allient à l’attaque. Rapidement, ils prennent le contrôle de la citadelle (seule zone inoccupée par les Francs) et s’en servent pour tenter une percée dans la ville mais la tentative échoue. N’ayant plus d’autres choix, Kerbogha décide d’assiéger Antioche le 9 juin 1908. Mais avec les différents chefs de guerre dont certains sont des ennemis, son armée commence à connaitre des dissensions et se fragilise au point où elle sera anéantie par leurs adversaires le 28 juin.

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