Le 25 mai 1946, la Transjordanie, placée sous mandat britannique depuis 1922, obtient son indépendance. Son admission à la Ligue arabe et à l’ONU, plus tard, confirmera que le pays devient un royaume à part entière dont la souveraineté est reconnue à l’internationale.

 

Soulèvement contre les Ottomans

Au milieu de la Grande guerre, en 1916, Hussein ben Ali, chérif de la Mecque, poussé par un fort sentiment nationaliste arabe, développe un soulèvement contre les Ottomans. Avec le soutien des forces britanniques, il arrive à conquérir la partie sud de l’Empire rapidement. Les frontières de cette région sont alors redessinées en 1920 par les forces alliées, lors de la Conférence de San Remo qui fixe notamment le sort des provinces arabes de l’Empire ottoman au lendemain de la Grande Guerre.

 

Une souveraineté reconnue

En 1921, Abdallah bin al-Hussein, un fils du chérif Hussein, proclame sa région : « Transjordanie émirat » et en devient l’émir. Toutefois, il ne dispose que d’une « semi-autonomie » puisque la Société Des Nations (SDN) place la Palestine et la Mésopotamie sous mandat britannique en 1922 (officialisé en 1923). Ce qui n’empêche pas la Transjordanie d’adopter sa première constitution, attribuant ainsi un Parlement au pays, en 1928.

Parallèlement, les troupes jordaniennes participent activement dans les combats en Irak et en Syrie aux côtés des forces britanniques durant la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi, à la fin de la guerre, l’émir réclame la reconnaissance auprès des anglais et exige l’indépendance de son pays. Sa requête est acceptée le 25 mai 1946 et l’Emirat devient le « Royaume hachémite de Jordanie », aussi appelé la Jordanie, tandis que l’émir est proclamé roi sous le nom d’Abdallah Ier. Doté d’un régime de monarchie constitutionnelle, la Jordanie rejoint la Ligue des Etats arabes en 1945 puis l’ONU en 1955.

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