Le 22 mai 1176, pendant sa campagne d’Alep, Saladin sort indemne d’un deuxième attentat dirigé contre lui par les membres de la secte des hachachines (assassins).  

 

Une première tentative d’assassinat en 1175

Un soir, durant la campagne d’Alep en 1175, un lieutenant de Saladin remarque des ombres suspectes autour de la tente où l’émir ayyoubide se repose sereinement. Sans attendre, il prend son arme et sort pour vérifier. Mais dès ses premiers pas vers la tente, deux inconnus s’attaquent à lui, essayant de le poignarder à tout prix. Le vaillant compagnon du souverain réussit à se défendre, mais subit de graves blessures. Une fois ces assaillants à terre, d’autres agresseurs apparaissent, mais les gardes parviennent à les devancer et les neutraliser.

Grâce à ses braves hommes, l’émir a la vie sauve mais il devient plus conscient du danger qui le guette. En effet, des  fanatiques de l’empire chiite l’ont désormais dans leur ligne de mire depuis qu’il a mis fin à la dynastie fatimide.

 

Un pacte avec les ismaéliens 

On est le 22 mai 1176 : au milieu de la nuit, alors que Saladin dort paisiblement dans sa tente, un assassin fait irruption et lui assène d’énergiques coups de poignard à la tête. Se rendant compte que ses  coups ne sont pas suffisants, le criminel vise de nouveau le cou du sultan à plusieurs reprises. Un émir du souverain, alerté par les bruits persistants, décide d’entrer rapidement dans la tente sans attendre la permission de son maître. Il se saisit alors d’une main du poignard de l’étranger et lui plante, de l’autre, une arme dans la poitrine. En même temps, deux autres assaillants s’attaquent à Saladin qui tente de se relever. Mais les gardes arrivent plus rapidement et les massacrent, ce qui met fin définitivement au déplorable jeu. Saladin, bien qu’asséné de coups, ne succombe pas et c’est grâce notamment à la coiffe et la tunique renforcées de mailles qu’il porte pour se protéger durant son sommeil depuis le premier attentat.

À la première lueur de l’aube, l’émir ayyoubide convoque ses plus fidèles ministres pour organiser une attaque contre la secte ismaélienne « hachachines » à laquelle appartiennent ceux qui ont tenté de l’assassiner. Quelques jours plus tard, son armée se dirige directement vers le repère de ces derniers : la forteresse de Massiafoù, en Syrie. Une fois sur place, Saladin réussit facilement à imposer un siège. Mais celui-ci ne durera qu’un mois puisque le kurde conclut un traité de paix, en juin de la même année, avec les hachachines. Depuis, l’émir ayyoubide peut sereinement continuer sa campagne d’Alep, qui ne prendra fin qu’en 1183 avec la chute de la ville.

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