Omar Khayyām, un des grands savants perses du Moyen Age, a vu le jour le 18 mai 1048. À la fois écrivain, philosophe, mathématicien et astronome, il est l’un des érudits les plus célèbres de son temps.

 

Famille et jeunesse

Si les sources relatant sa vie sont rares, on sait qu’Omar est né à Nichapour (l’actuel Iran) le 18 mai 1048. Son nom, signifiant « vendeur de tentes » suggérerait que son père travaillait dans ce domaine. Selon les étude menées par les historiens arabes, le futur savant passe son enfance à Balhi, où il fait ses premières études sous la responsabilité du cheikh Mohammad Mansuri, un des plus grands savants de l’époque. Puis dans sa jeunesse, il passe sous la tutelle de Mowaffak, un imam considéré comme étant le meilleur professeur de sa région.

 

Un savant scientifique et littéraire

Omar Khayyām est l’un des grands mathématiciens du Moyen Âge. À son époque, ses travaux algébriques sont connus dans l’espace géographique arabe, et plus tard en Europe à partir du 14ème siècle. On lui doit 2 traités majeurs dans l’histoire des mathématiques. Dans le premier, il démontre que les équations de degré trois (cubiques) peuvent avoir plus d’une racine. Dans le second, il fait, plutôt, une réflexion sur « l’axiome des parallèles », relatif à la géométrie du plan. En outre, il est aussi une référence pour les écrivains arabes et européens, grâce notamment à l’authenticité de ses poèmes dits « rubaiyat » (soit « quatrains »), mais aussi par son approche romanesque et sa philosophie hédoniste. Ses œuvres, qualifiés de perles mystiques par ses confrères, font ainsi de lui une grande figure de l’histoire de la littérature arabe.  À noter que la plupart de ses poèmes sont écrits en persan tandis que ses traités scientifiques sont en arabe.

 

Réforme du calendrier lunaire

En 1074, il est invité en tant qu’astronome par le sultan seldjoukide Malik Shah Ier pour engager la réforme du calendrier lunaire. Le savant s’y consacre pendant 5 années, et organise ainsi des milliers d’observations astronomiques. Humble,  il réclame juste  un endroit pour vivre et pour poursuivre ses recherches alors qu’il pouvait demander un poste politique. Toutefois, il reçoit de la part du grand vizir de Perse, Nizam al-Mulk, une pension de 1 200 mithkals d’or issus du trésor royal. Cette somme importante lui est versée régulièrement jusqu’au décès du souverain, en 1092. À sa mort le 4 décembre 1131 à Nishapur, cet érudit perse lègue à 83 ans tout un héritage aux futures générations.

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