Le poète syrien, Nizar Kabbani, connu pour son expression crue et sans fausse pudeur, décède le 30 avril 1998 à Londres, suite à une crise cardiaque.

 

Retour sur son parcours

Né le 21 mars 1923, à Damas en Syrie, Nizar Kabbani grandit dans une famille damascène prônant les valeurs traditionnelles. Au lycée, il commence déjà à écrire des poèmes d’amour mais reste très concentré dans ses études. Après l’obtention de son diplôme en 1945, il occupe ainsi des postes diplomatiques, tour à tour Chargé d’affaires au ministère des Affaires étrangères syrien et conseiller culturel des ambassades syriens au Caire.

 

Un engagement pour la liberté des femmes

Soulevant de nombreuses controverses, Nizar Kabbani relate de manière crue, sans pudeur, et parfois même avec une touche d’érotisme, son amour et sa passion pour les femmes. Sa façon particulière de peindre la gent féminine avec un concept de romance et de liberté est influencée par le suicide de sa jeune sœur à cause d’un mariage forcé. Parmi ses œuvres, citons « Je t’aime, je t’aime et la suite viendra », « Tu es à moi », « L’enfance d’un sein », etc. Si certains de ses textes paraissent dans le journal Al Hayat, d’autres sont chantés par des artistes arabes, d’autres encore sont traduits en espagnol et certains sont réunis dans un recueil intitulé Les femmes, publié par les Éditions Arfuyen.

 

Le poète et sa maison d’édition

En 1966, le poète quitte ses fonctions diplomatiques pour fonder Les éditions Nizar Kabbani à Londres. Suite aux défaites des arabes face à l’Israël en 1967, ses poèmes revêtent une allure politique où il n’hésite pas à blâmer les dirigeants arabes. « Quand annonceront-ils la mort des Arabes », « En marge du journal de la défaite », ses œuvres nourrissent encore une fois les polémiques.

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