Au cours du printemps 1176, le neveu de Nur ad-Din, Saif ad-Din Ghazi, prépare une ultime attaque contre Saladin. Mais finalement, c’est ce dernier qui remporte l’affrontement le 22 avril de la même année à Telle al-Sulân, près de Hama.

 

À l’origine de la bataille

Dans le dessein d’unifier les musulmans de Syrie et d’Égypte, Saladin se lance dans une série de croisades. Au mois de décembre 1174, il s’approprie Homs, puis Hama quelques jours plus tard. Alors qu’il s’apprête à prendre Alep, les francs mettent le siège sur Homs, un événement l’obligeant à laisser de côté Alep pour secourir le territoire déjà conquis.

En 1175, le leader de la famille Zengide envoie une armée vers Syrie. Craignant les répercussions d’une bataille, Saladin lui propose de rendre Homs et Hama contre le retrait de l’armée, mais les Zengides exigent également la ville de Damas. A défaut d’accord, Saladin engage alors le combat et en sort victorieux. Depuis, il se proclame souverain et assiège Alep jusqu’à ce que la ville accepte le protectorat ayyoubide.

 

Contre les héritiers de Nur ad-Din

Au bout de plusieurs tentatives non fructueuses pour stopper Saladin, Saif ad-Din s’allie avec la Jazira, le Diyarbékir et l’armée d’Alep pour tenter une ultime attaque. La bataille éclate à Tell al-Sultân le 22 avril 1176 et malgré cette alliance, Saladin s’en sort encore victorieux. Dans la fièvre du succès, il isole les villes d’Alep et de Mossoul en s’emparant des forteresses qui assurent les liaisons. Au bout d’une énième tentative d’assassinat, il attaque les ismaéliens quelques mois plus tard, en juin, et assiège leur citadelle.

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