Le 14 avril 1929 est né le militaire et homme d’Etat algérien devenu 3ème président du pays de 1979 à 1992 :  Chadli Bendjedid. 

 

Une carrière militaire riche et évolutive

Né le 14 avril 1929 à Seba’a, en Algérie, Chadli Bendjedid adhère dès ses 25 ans au parti FLN (Front de Libération Nationale), avant de s’engager dans l’ALN (Armée de libération nationale) dans la wilaya II, à Constantine. Il y exerce plusieurs fonctions dont : adjoint du chef de zone en 1957, capitaine en 1958, chargé de commandement en 1961 dans zone Nord (au Chaldi) et chef de la 5ème région militaire en 1962.

Une fois l’indépendance du pays acquise, il est chargé en 1963 de suivre le retrait des armées françaises de sa région. Un an plus tard, le 4 juin 1964, il prend le commandement de la 2e région militaire, l’Oranie.  Puis, il adhère au Conseil de la révolution, le 19 juin 1965, après la chute du régime Ahmed Ben Bella. Ayant bien réussi sa mission précédente, il supervise également en février 1968 le retrait des troupes française de l’Oranie, notamment l’évacuation totale de la base de Mers el-Kebir. Tout ceci va conduire à sa promotion au grade de colonel en 1969.

 

Chadli Bendjedid, 3 fois élu Président de la République

Lorsqu’en 1978, le président Houari Boumediene est affaibli par la maladie, Chadli devient le coordinateur des affaires de la défense nationale. Il sera ensuite nommé Secrétaire général du FLN en janvier 1979 lors du congrès du parti, puis candidat à la présidence du pays. Ayant obtenu 99,40 % des voix, il accède à la tête de l’Etat le 7 février et devient ainsi le troisième président de la République d’Algérie. À l’issue de son mandat présidentiel en 1983, le même scénario revient : il est réélu Secrétaire Général de son parti et désigné encore une fois candidat à la magistrature suprême. Il redevient ainsi Président de la République en 1984, puis en 1989 pour un troisième mandat.

Au cours de ces mandats présidentiels, Chadli mise une grande partie de sa politique sur le développement de l’agriculture, l’habitat et l’hydraulique pour rompre pas à pas le monopole instauré par son prédécesseur. Par ailleurs, il réalise d’importants travaux d’infrastructure : barrages, routes… ainsi que le fameux sanctuaire du martyr, qui était, à l’origine, une idée de Boumediene. Et, suite aux émeutes du 5 octobre 1988 violemment réprimées par l’ALN (plus de 200 morts), il entame des réformes politiques visant à favoriser le multipartisme et l’expression publique en 1989.

En 1991, alors que le Front Islamique du Salut (FIS) remporte le premier tour des élections législatives avec 2/3 des sièges, Chadli décide de négocier avec les fondamentalistes. Mais l’armée s’y oppose et lui met la pression jusqu’à sa démission annoncée le 11 janvier 1992. De là débutent les dix ans de guerre civile entre l’Etat algérien et les groupes islamistes. De son côté, Chadli est assigné à résidence jusqu’en 1999 quand Abdelaziz Bouteflika, président du pays à l’époque, décide de lever son assignation. A l’âge de 83 ans, le 6 octobre 2012, il décède à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja d’Alger, des suites d’un cancer.

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