Le 9 avril 2003, une image historique reste à jamais graver dans les mémoires : celle de la destruction de l’immense statue du raïs irakien Saddam Hussein par des soldats américains. Cela marque la chute de son régime, après 24 ans de pouvoir sans partage.

 

La fin d’un quart de siècle de règne

Accusé de soutenir l’Al-Qaida et de posséder des armes de destruction massive, Saddam Hussein est menacé d’attaque par les troupes d’une coalition dirigée par l’armée américaine. Ainsi, une opération finalement lancée le 19 mars 2003 conduira à la chute du régime irakien le 9 avril 2003, avec la prise de Bagdad et la fuite du dictateur. L’entrée dans la ville des troupes de la coalition ce jour-là marque alors le déclin du régime du raïs.

L’image pour illustrer cet événement historique est celle de soldats américains reversant la statue du président irakien à l’aide d’un char doté d’un treuil sur la place Ferdaous, située au cœur de la capitale. Quant à Saddam Hussein lui-même, condamné à mort, il sera arrêté dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003 dans sa ville natale, Tikrit, et exécuté par pendaison le 30 décembre. À 6h 10, celui qui régnait durant un quart de siècle sur l’Irak, est déclaré mort, le cou brisé.

 

Des plaies encore vives jusqu’à présent

Mais la paix est loin d’être rétablie dans le pays notamment dans la capitale irakienne. Dès le lendemain de la chute, des pilleurs s’emparent de centaines d’objets parmi les trésors inestimables du grand musée archéologique de Bagdad. La joie de bon nombre d’irakiens n’aura donc pas duré longtemps car au moins 115 000 civils y ont péri depuis le déclin du régime.

Prises en tenaille entre les insurgés sunnites et les milices chiites, l’armée américaine a également subi de graves dommages, car à partir de 2006, les violences ont pris une tournure confessionnelle.  Avec les violences et l’instabilité politique qui domine en Irak jusqu’à présent, les conséquences de la guerre continue de hanter le pays. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, force est de constater l’échec de la transition démocratique voulue par la coalition en Irak.

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