Avec une armée de 120 000 hommes, le sultan mamelouk al-Achraf Khalîl, débarque à Saint-Jean-d’Acre pour reprendre le contrôle sur cette partie de Jérusalem, signant ainsi la fin des croisades médiévales.

 

La croisade des Italiens à l’origine du siège

Des pèlerins italiens, n’ayant aucune connaissance de l’art de la guerre, débarque à Saint-Jean-D’acre, armés uniquement de leur volonté de reprendre Jérusalem. Ils pointent du doigt les Latins d’Orient en les qualifiant de traîtres du christianisme. Refusant les termes de la trêve conclue entre le roi Henry II et le père d’Al-Achraf Khalîl, ils décident de massacrer les paysans et les marchands supposés musulmans le 13 mars 1291. Informé sur les événements, le sultan al-Achraf Khalîl réclament alors l’exécution des coupables, mais les consuls de Saint-Jean-d’Acre minimisent sa colère  et envoient des ambassadeurs pour l’amadouer. Cette tentative échoue lamentablement. Le sultan décide même d’emprisonner ces émissaires.

 

Le siège de Saint-Jean-D’acre

Le sultan al-Achraf Khalîl, accompagné de 120 000 soldats selon les traditions orales, arrive à Saint-Jean-d’Acre, déterminé à assiéger la ville le 5 avril 1291. Il donne l’ordre d’installer ses grandes machines de guerre sur les endroits stratégiques et ouvre aussitôt le combat. C’est une bataille gagnée d’avance, car Saint-Jean-d’Acre ne compte que 16 000 soldats dans ses rangs. La prise de la ville débouche quelques semaines plus tard par le départ des Franques de Jérusalem et la chute des derniers remparts latins en Orient. Raison pour laquelle, les historiens considèrent aujourd’hui la date du 5 avril 1291 comme la fin des croisades médiévales.

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