Abû`Abd Allah al-Husayn Mansur al-Hallaj, poète perse adepte du soufisme, connu pour ses œuvres mystiques, est supplicié à Bagdad le 26 mars 922.

 

Son chemin vers le soufisme

Mansur al-Hallaj est né en Iran vers 857. Les traditions orales parlent de son grand-père descendant d’Abu Ayub, un compagnon de Muhammad et de son père, marchand de laine. Ne trouvant pas une satisfaction spirituelle et intellectuelle dans l’enseignement traditionnel du Coran, il manifeste son intérêt pour le mode de vie ascétique et commence à fréquenter les maîtres respectés du soufisme. Après la réception de son habit monastique de soufi, Amr ibn ‘Uthman al-Makki le consacre shaykh soufi et le procure une autorisation d’enseigner.

 

Des visions mystiques très controversées

Après son adhésion au soufisme, Mansur al-Hallaj devient prédicateur en Iran, en Inde et aux villes frontalières de Chine. De retour à Bagdad, il poursuit ses prédications et exerce une grande influence sur le peuple.

Cependant, les leaders chiites et sunnites suspectent fermement les idées mystiques qu’il véhicule : la quête de l’amour divin, l’union de l’âme et de Dieu. Quand il prononce publiquement la phrase « Ana al haqq », signifiant « Je suis la vérité », il obtient une condamnation, car ce genre de propos, considéré comme émanant d’un homme doté d’un haut rang spirituel dans le soufisme, reste une hérésie. Mais il refuse de renier ces prédications. Mansur al-Hallaj est alors condamné à mort et est supplicié, le 27 mars 922, à Bagdad.

Dans le soufisme, ce poète mystique est considéré comme l’un des plus grands martyrs. Rûmî, comme plusieurs auteurs soufis, mentionne son parcours et son supplice à maintes reprises dans ses œuvres.

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