Le docteur Philippe Grenier décède le 25 mars 1944. Mais son nom est à jamais inscrit dans l’histoire comme le premier député musulman en France.

 

Une carrière de médecin

Philippe Grenier voit le jour le 14 août 1865 à Pontarlier dans une famille de notaire et de capitaine de cavalerie. Après son baccalauréat à Besançon, il intègre la faculté de médecine de Paris avant de revenir dans sa ville natale, une fois son diplôme en poche, où il ouvre son cabinet en 1889.

 

Un intérêt particulier pour l’islam

En 1890, il décide de rendre visite à son frère installé à Blida, en Algérie. Lors de ce déplacement, Philippe est interpellé par les injustices sociales et les maltraitances subies par les musulmans algériens.

Dès son retour en France, il étudie le Coran et la culture musulmane. Convaincu par cette religion, il fait cap à nouveau sur Blida en 1894 pour se convertir à l’Islam. A l’âge de 29 ans il effectue son pèlerinage à la Mecque. Depuis, il adopte les habits traditionnels des musulmans algériens au quotidien défiant les critiques.

 

Député et musulman

C’est avec conviction et ses nouvelles valeurs qu’il se fait élire conseiller municipal de Pontarlier avant de remporter l’élection législative avec 51% des voix, en 1896. Il inscrit ainsi  son nom dans l’histoire puisqu’il devient le “premier député musulman de France”. Avec cette nouvelle fonction, Philippe plaide pour la cause des musulmans sous régime coloniale et participe activement aux enquêtes parlementaires les concernant.

Malheureusement, son projet de loi visant à créer une « armée coloniale”, financée par la taxation des boissons alcooliques, est mal reçu par son électorat, qui décide ne pas le réélire lors des élections suivantes en 1!92. Il reprend alors son activité de médecin jusqu’à sa mort le 25 mars 1944.

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