Le 17 mars 1406 marque la disparition d’Ibn Khaldoun, le grand philosophe historien et pionnier de la sociologie moderne. Véritable érudit du moyen âge, il est l’une des figures les plus influentes de la civilisation arabo-musulmane.

 

Issu d’une famille noble et puissante

Né le 23 mai 1332 à Tunis, Ibn Khaldoun vient d’une famille noble, les Béni Khaldoun, qui ont vécu durant plusieurs générations en Andalousie, dans la ville Séville. À l’époque, sa famille faisait d’ailleurs partie des trois familles les plus puissantes de la région.

Dans son autobiographie, il indique également être descendant des bédouins, tribu originaire de la région de l’Hadramaout au Yémen, qui a migré en Espagne au VIIe siècle, au début de la conquête arabo-musulmane.

 

Ibn Khaldoun, révolutionnaire de la sociologie

La culture générale étendue et la curiosité intellectuelle insatiable de ce savant hors pair lui ont permis d’embrasser plusieurs domaines. Ainsi, il est à la fois écrivain, philosophe, homme politique, diplomate, historien et bien sûr sociologue. Et c’est grâce notamment à ses analyses fouillées sur les changements sociaux et politiques au Maghreb et en Espagne de son époque qu’il est considéré comme l’initiateur de la sociologie moderne.

L’une de ses œuvres principales dans cette discipline est le Livre des considérations sur l’histoire des Arabes, des Persans et des Berbère, écrit entre 1375 et 1379. Mais celle-ci n’a pas reçu autant de succès que la Muqaddima, commencée en 1377 et définitivement achevée en 1402. Ici, on retiendra surtout son côté « révolutionnaire » puisqu’il s’y inspire de sa propre expérience pour essayer de déterminer les causes de l’escalade et de la chute des dynasties arabes.

 

Tout un héritage en hommage à Khaldoun

Mort le 17 mars 1406 au Caire, ce grand sociologue laisse un héritage encore palpable jusqu’à nos jours : son portrait est, par exemple, présent sur le billet de 10 dinars tunisiens, et plusieurs Instituts de formations, lycées, collèges et écoles primaires au Maghreb portent son nom. Par ailleurs, 2006 était l’année de la célébration du 600e anniversaire du décès de cet illustre historien et sociologue. Des conférences ont aussi été organisées un peu partout dans le monde arabo-musulman en vue de la réédition de ses œuvres.

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