Le 14 mars 1930, un futur grand artiste est né : il s’agit de Mohammed Khadda, considéré comme précurseur de la peinture contemporaine algérienne. L’authenticité de ses œuvres témoigne bien de son riche parcours artistique et lui a permis de s’imposer dans le monde culturel. 

 

Issu d’une famille éprouvée

Né à Mostaganem, en Algérie, Mohammed Khadda est l’aîné de 5 enfants dont deux décédèrent en bas âge. Le handicap de son père et de sa mère, tous les deux aveugles, l’oblige à travailler dès son jeune âge. Sa famille, déjà immergée dans la misère, fut jetée sur les routes après avoir perdu leur terre, prise par un colon. Pour fuir la famine et la pauvreté, la famille s’installe à Tiaret avant de retourner dans la ville de Mostaganem où le futur peintre reprend l’école. Une fois son certificat d’études obtenu, il est embauché à l’imprimerie de l’Aïn Sefra où il commence à faire de temps en temps des croquis et des dessins.

 

Ses moments de découvertes

Ainsi se prépare déjà son destin de grand peintre : tous les soirs, au moment d’effectuer la reliure de livres, il découvre des œuvres et des auteurs comme Mohamed Abdou, Omar Kayyam, Taha Hussein et bien d’autres encore. Mais c’est sa rencontre avec le peintre Abadallah Benanteur en 1947 qui va donner un vrai coup de pousse à son talent d’artiste. En effet, il s’inscrit à une école de dessin par correspondance et fait ses premières peintures. Un nouvel univers qui lui permet de multiplier les rencontres et ainsi à élargir son horizon. D’ailleurs, c’est en découvrant les différents courants artistiques qu’il manifeste un intérêt particulier pour les arabesques et l’art africain.

 

Khadda lancé dans sa carrière tout tracée

En 1961, Mohammed Khadda réalise sa première exposition qui va déjà lui apporter un grand renom dans le milieu artistique, grâce à une technique et un style qui lui sont propres. À noter que la plupart de ses œuvres d’arts (peintures à l’huile, pastels et gravures) tournent autour de ses thématiques préférées: l’écriture, les paysages et la nature.

Entre le 14 et le 18 mars 2009, une exposition a été organisée à l’Ecole nationales des beaux-arts d’Alger pour rendre hommage à ce pionnier de la peinture contemporaine algérienne et l’un des représentants de l’Ecole du Signe, disparu le 4 mai 1991 à l’âge de 61 ans.

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