Jacques Vergès serait né le 20 avril 1924 au Laos, mais sa date de naissance officielle reste le 5 mars 1925 au Siam (Thaïlande d’aujourd’hui).

 

Un parcours dessiné depuis son jeune âge

Descendant d’une mère institutrice et d’un père consul, Jacques Vergès est prédestiné à une brillante carrière. À la mort de sa mère, il est élevé par sa tante à l’île de la Réunion et visite souvent Madagascar. Élève brillant, il partage les bancs de l’école avec Raymon Barre qu’il essaie de détrôner de sa place de premier de la classe. Ayant obtenu son bac à 16 ans, il entame aussitôt ses études de Droit. En 1942, il sert sous le drapeau français et le commandement de Charles de Gaulle, puis intègre le parti communiste français (PCF) en 1945 avant de prêter serment 10 ans plus tard en tant qu’avocat.

 

Un avocat controversé

En 1957, il devient célèbre en quittant le PCF et en prônant les valeurs anticolonialistes. Il intègre ensuite le collectif des avocats du Front de Libération Nationale (FLN). C’est dans ce cadre qu’il rencontre son épouse, Djamila Bouhired, militante du mouvement. En 1962, il déménage à Alger avant de disparaître en 1970. Huit ans plus tard (1978), il réapparaît à Paris mais les circonstances de sa disparition restent jusqu’à présent, toujours mystérieuses.

Adulé par certains, mais détesté par d’autres, « l’avocat de la terreur » tel que ses détracteurs le surnomment, est surtout connu pour avoir défendu des personæ non gratæ, telles que l’activiste libanais : Anis Naccache, l’officier SS : Klaus Barbie, l’ancien chef du Khmer rouge : Khieu Samphân  et le chef d’Etat ivoirien contesté : Laurent Gbagbo. Il décède le 15 août 2013, à l’âge de 89 ans.

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