Le 26 février 1961, le roi Mohammed V du Maroc, sultan avant l’indépendance du pays, a rendu l’âme à 52 ans suite à une opération bénigne d’une cloison nasale.

 

Un roi vénéré par son peuple

Ce roi du Maroc réputé pour être le ab al watan al maghribi ou « Père de la nation marocaine moderne » a reçu la distinction de l’ordre des Compagnons de la Libération par Charles de Gaulle à l’époque où celui-ci était à la tête du Conseil du gouvernement provisoire de France. Juste de nature, c’est grâce à lui que la communauté juive marocaine a échappé aux mesures antisémites imposées par le gouvernement de Vichy. Descendant de la dynastie alaouite qui a soutenu depuis toujours l’Istiqlal, il a combattu avec ferveur la domination française dans son pays. La crise qui en a découlé l’a ensuite poussé à s’exiler, avec sa famille, en Corse et à Madagascar entre 1953 et 1955.

 

Une nation touchée

Après l’annonce de sa mort à la clinique du palais à Rabat, le peuple marocain était tombé sous le choc ; d’autant plus que le roi se portait comme un charme avant l’opération. La même foule qui avait accueilli le roi avec joie et enthousiasme 6 ans plutôt, après son retour triomphal d’exil, était de nouveau réuni pour lui rendre hommage une dernière fois. Sous la chaleur accablante de ce jour d’été, les Marocains criaient « Allah est grand » lors du passage du cortège funèbre.

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