19 février 1996, fête de l’Aïd el-Fitr et dernier jour du ramadan. Les autorités algériennes lèvent le couvre-feu instauré depuis le mois de décembre 1992 dans dix départements de l’Algérois.

 

À l’origine du couvre-feu

Le couvre-feu a été instauré suite à une dichotomie politique conduisant à une guerre civile en Algérie. Les foyers de tension, les pillages et de violentes manifestations se multipliaient sur tout le territoire du pays. En décembre 1992, le gouvernement nouvellement placé a instauré un couvre-feu sur sept départements de l’Algérois (Alger, Blida, Médéa, Aïn Delfa, Chlef, Boumerdès et Bouira) avant de l’étendre sur M’sila, Djelfa et Tipaza, quelques mois plus tard.

 

Le ballon d’essai

Le mois de janvier, au début du ramadan, le gouvernement a effectué un ballon d’essai en levant de manière temporaire le couvre-feu ; un essai confirmé par la suite par la levée définitive le 19 février 1996. La raison évoquée par les autorités : une « maîtrise de la situation sécuritaire ». En effet, les gouvernements ont affirmé une certaine diminution de la capacité des intégristes qui n’agissaient plus qu’à travers des attentats ciblés.

 

La réaction des algériens

Ceux qui ont eu du mal à s’accommoder au couvre-feu ont vu une lueur d’espoir dans cette décision du gouvernement. Cependant, l’état d’urgence, qui donnait un large pouvoir aux forces armées, était maintenu sur tout le territoire. D’un autre côté, les violences continuaient de bons trains, témoignant de la persistance de l’insécurité en Algérie.

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