Le chef d’Etat égyptien Hosni Moubarak est au pouvoir depuis 30 ans lorsque la contestation débute. Après seulement 18 jours de soulèvement, le président de 82 ans est obligé de démissionner le 11 février 2011.

 

La montée des tensions

Depuis plusieurs mois avant le début de l’année 2011, la grogne sociale sévit déjà en Egypte. Le taux de chômage élevé, le blocage politique et institutionnel vont alors conduire à cette atmosphère instable, ponctuée de grèves et de manifestations fréquentes.

Le 25 janvier, des milliers de manifestants commencent à se rassembler sur la place Tahrir. Ils portent des slogans indiquant le déclin du régime Zine el-Abidine Ali survenu 11 jours auparavant. Ceux-ci finissent par être entendus, puis appuyés par les dignitaires religieux musulmans. Et les réseaux sociaux contribuent fortement à l’essor de ce soulèvement populaire. La répression continue les jours suivants et 62 personnes perdent la vie le 28 janvier, lors des affrontements.

 

Hosni Moubarak sous pression

Le nombre de manifestants augmente de plus en plus, et le 1er février est devenu le jour de la « Marche du million ». Les forces armées affirment alors qu’elles ne tireront pas sur la foule. Sous la pression de la population et des militaires, Moubarak déclare également qu’il décide ne pas se présenter aux élections présidentielles de fin 2011. Toutefois, il compte encore garder son poste avant la campagne, dans le but d’assurer la « stabilité et la sécurité du pays », selon lui. Et malgré son promesse de dialoguer avec les frères musulmans, il refuse toujours d’abandonner le pouvoir.

Mais avec le conseil de son vice-président, lui-même pressé par les forces armées, Moubarak s’y soumet finalement et démissionne. Lorsque la nouvelle est tombée, le chef d’Etat et sa famille a déjà quitté la capitale, Le Caire, pour partir à Charm el-Cheikh. À l’annonce de ce départ, l’armée égyptienne affirme  par ailleurs son engagement dans la transition, tout en assurant ne pas pouvoir se substituer à la « légitimité voulue par le peuple ».

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