Le jour du 9 février 1909 fut marqué par le début d’une atmosphère de détente au Maroc après l’accord signé ce jour-là entre l’Allemagne et la France. Le souverain chérifien va en profiter pour tenter de détourner les visées impérialistes européennes sur son royaume.

 

 Le contexte avant le soulagement

Depuis le début du 20ème siècle, le Maroc fit l’objet de convoitises des puissances coloniales européennes. Ainsi, le Royaume-Uni, l’Espagne, mais surtout la France et l’Allemagne eurent tous des visées sur le territoire marocain.

En 1905, le sultan Abd al-Aziz accueille à Fes le diplomate français Saint-René Taillandier. Ce représentant de l’Hexagone va tenter de convaincre le souverain d’accepter sa proposition d’aides financières et militaires. Le sultan, soucieux d’éviter l’ingérence étrangère, refuse aussitôt cette offre. Et du fait de la neutralité britannique, Abd al-Aziz décide même de solliciter un appui Allemand pour mettre en déroute les ambitions de la France au Maroc. L’empereur Guillaume II affirme, de son côté, qu’il est « prêt à entrer en guerre », si les Français n’abandonnent pas ses visées sur le royaume chérifien.

 

 Un accord économique après les dissensions

Le Maroc, durant trois ans après son refus de la proposition française, était alors le sujet de querelles entre Berlin et Paris. Des négociations sont en vue, mais en septembre 1908, le Maroc se retrouve encore au cœur des différends franco-allemand, lorsque la police française arrête à Casablanca des déserteurs allemands.

Après les intimidations de part et d’autre, l’Allemagne et la France signent le 09 février 1909 un accord économique. Cette coopération prévoit en effet une association dans toutes les entreprises marocaines, particulièrement dans le secteur ferroviaire, aux dépens de l’Espagne. En dépit de l’impression de détente qui en découle, le Maroc devra encore lutter durant de longues années pour son entière indépendance, car le traité de protectorat français sera instauré en 1912. Beaucoup d’autres accords vont suivre pour parvenir jusqu’à la reconnaissance de la souveraineté du pays en 1956.

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