Le 1er février 1175 est la date historique où Saladin (ou Salah ad-Din) a levé le siège d’Alep. Figure emblématique du nationalisme arabo-musulman, il a toujours mené avec tacts ses batailles afin d’étendre son territoire en Syrie. Mais face à une attaque dissuasive ce jour-là, ce héros est désormais obligé de faire marche arrière pour abandonner le siège d’Alep.

 

Devenu comte de Tripoli en 1152, mais fait prisonnier après l’attaque contre Harrenc en 1164, Raymond III n’avait été libéré que 8 ans plus tard, en 1172. Par la suite, les prélats de Palestine et les barons sollicitent son intervention pour prendre en main la régence du Royaume de Jérusalem. Dans ce contexte, il décida aussitôt d’affaiblir la puissance accrue de Saladin qui s’était déjà emparé avec succès de la ville de Homs le 10 décembre 1174, de Hama le 28 décembre et d’Alep le 30 décembre.

 

La levée du siège par Saladin suite à l’offensive de Raymond III

De son côté, Raymond III de Tripoli confirma toujours qu’il soutiendrait la dynastie Zengide, et profite ainsi de toutes les occasions pour assassiner Saladin, mais échoue à plusieurs reprises. Le 1er février 1175, ce régent poursuit son projet d’attaque, réunit son armée et se mit en route vers Archas pour entrer à Homs en Syrie. Par des opérations de diversion, il réussit finalement à faire pression sur Saladin, désormais contraint de reculer et d’abandonner le siège d’Alep le jour même. Mais les échecs précèdent souvent les succès du grand héros : celui-ci va reconquérir Jérusalem le 3 juillet 1187.

 

 

Author

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *